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ABONNEMENTS:
Canada et Etats-Unis
Union Postale -
Directeur: HECTOR HEROUX
Vieilles Terres
Les Canadiens français ont été les premiers à coi
toba Lis se sont emvparé des meilleures positions et "uper
|
Ils forment des groupes
importants le long des rivières Houge et Assiniboine
lés points stratégiques de cette province
Hs comptent
‘r \ HF } le + n rosnère r | Montagne Per bina
n bon nombre d paroisses prosperes sur 14 M0Ntagn tHo1Ina,
dans le distriet de Somerset. 1] ?
Manitob
n'y ait
a s'emparent peu à peu du territoire
situé entre les lacs et Dauphin
plus de terrains vacants à prendre, ou de
Est-ce à dire que méme
dans ces localités ji
ture à acheter
terres déjà en cul Loin de là, car nos paroisses ne sont
en général, qu'à moitié eolonisées; c'est dans ces centres que nous
invitons nos compatriotes du (Q ébee et des Etata-Unis à venir ac-
querir les terres libres
1! Y 4,4 79 m es, 90 milles et nêème 25 milles de W peg, des
terrains dummenses qui ittendent que le travail des colons pour
pousser d'abondantes 1! chiffres suffiront à en don-
ner une idée exacte
Municipalités Dist. de Wpg Superficie En culture
De Salaberry 30 milles 158,444 acres 24,359 acree |
La Broquerie 40 milles 132577 acres 2,139 acres
Macdonald ., 20 milles 273,853 acres 135,718 acres |
Morris 35 milles 246,049 acres 103,525 acres
Dufferin 50 milles 218,880 acres 116,150 acres
Et c'est ainsi sur toute largeur du territoire du vieux Mani-|
toba ; il y a à peine la moitié des terres en culture
la vallée
la Rivière Rouge, à une distance de 25 milles de Winnipeg, où il est
possible d'acheter dès demain
Nous connaissons une paroisse francaise située dans
ine quizaine de belles terres
dira
Mais l'on nous
vendre au Manitoba
1: ; s
nous supposons bien qu'il y a des terres à
quel prix et à quelles conditions elles peuvent s’acquérir.
Les terrains en friche, sans améliorations, se vendent en moye
de #10 à #20 ]
blé, ou la culture mixte, ou à l'élevage.
'acre, selon la location, et
Les terres déjà en culture se vendent en moyenne de $20 à $30|,
l'acre, selon la valeur des bâtisses et l'étendue de terrain cassé et
cultivé. Ces terres comprennent 160, 240 où même 320 acres. Celles
situées le long des rivières contiennent des espaces boisés ;
contiennent des morceaux de prairies naturelles.
La terrains vacants sont détenus par les compagnies de chemin |
de fer et les compagnies de spéculateurs qui les vendent payables à
longs termes, soit, en huit ou dix paiements annuels, portant un inté-
rêt de 6 pour cent. Les terres déjà en culture s'achètent avec un
versement comptant d'environ un cinquième du prix, et la balance
par versements annuels.
1! y a aussi des terres à louer, et tout cultivateur disposant de
machines agricoles et des chevaux de travail peut facilement, au prin-
temps, trouver des occasions d’affermer de bonnes terres, et d’ob-
tenir le premier droit d'achat.
Dans la province de Québec, l'on parle de régions de colonisation,
et l'on se demande où coloniser. Au Manitoba, l'on peut pratique-
ment coloniser partout, parce qu'il y a en tous sens, même dans Îes
vieilles localités, des terres disponibles,
à bon compte
Aussi bien, le cultivateur du Québec, se sentant trop à l'étroit,
incapable d'agrandir son propre domaine ou d'établir ses 3 ou 4
garçons par l'achat de terres à un prix raisonnable, ferait bien de
considérer les occasions de vente qui s'offrent dans presque toutes les
paroisses françaises du Manitoba.
Qu'il vienne se renseigner sur place, ou qu'il corresponde avec
la société, Le Comptoir Agricole, 800, Edifice Grain Exchange, Win-
nipeg, Manitoba, qui répondra à toute demande de renseignements.
Ecoles Consol'dées
Réponse à ‘‘Un Cultivateur'’
En écrivant un artiele sur les écoles ‘‘consolidées’” je n'ai eu
d'autre but en vue que de donner les inconvénients de ce système,
dans leurs grandes lignes, et je visais surtout ‘‘l’école consolidée,
tant vantée par les Anglais, bien qu'ils la trouvent fort dispendieu-
se’’, comme écrit ‘‘Un Cultivateur’’.
Qu'il y ait certains avantages dans un tel système je ne me refuse
pas à le reconnaître, mais il n'en reste pas moins établi qu'en pesant
au poids du sanctuaire les avantages et les inconvénients, ces derniers
semblent l'emporter de beaucoup. Qu'il y ait aussi des circonstances
de lieu qui rendent le système dont nous nous occupons préférable à
d'autres, c'est possible. Il est difficile de les prévoir toutes dans un
exposé général. ‘Un Cultivateur’’ diffère d'opinion avee
publiée dans la Liberté du 4 avril, j'étudierai
Puisque
lettre
le cas qu'il présente.
moi, dans une
‘Prenons le eas d'un village qui a trois écoles bilingues, chacune
fréquentée par trente élèves. On ne peut pas espérer que le profes-
seur fera faire de rapides progrès à ces trente élèves. Ils ne sont pas
de même force et le professeur doit trop éparpiller son effort. ””
Donc, dans ce cas, la centralisation est la méthode à adopter
pour donner une bonne instruction à ces enfants.
Cet argument est le plus fort généralement apporté en faveur
des écoles ‘‘consolidées '”, qu'elles soient bilingues ou non. En théorie
il a sa valeur; ear il est évident que thaque professeur, n'ayant sous
sa direction qu'un groupe d'élèves d'égale capacité, pourra leur faire
faire de plus rapides progrès que s'il devait s'occuper d'élèves pour-
suivant différentes étapes du programme scolaire. Dans la pratique,
il faut bien distinguer cependant entre deux catégories d'élèves, entre
ceux qui sont rapprochés de l’école et ceux qui en sont éloignés. L'é
cole ‘‘eonsolidée ’’ réunit sous son toit les enfants daas un rayon de
cinq milles, peut-être plus. Il faut ne pas perdre de vue que le travail
du professeur est bien infruetueux s'il n’est pas uni au travail per-
sonnel de l'élève, L'élève éloigné de l'école ne pourra pas étudier
à la maison, puisqu'il perdra le plus précieux de son temps en voyages! retraite un magnifique paravent à la fois honorable pour lui et utile
Cependant ses parents devront|à la paix de l'Ontario, et du C'anada tout entier. Les juges du Conseil
pour aller à l'école et en revenir.
payer les mêmes taxes que paient ceux qui sont plus rapprochés.
De plus, ce n'est pas une mince affaire pour un enfant que des|rendre elair et de prouver par une explication bienveillante le bien
pérégrinations de 8 et 10 milles à faire tous les jours, par tous les
temps et par tous les chemins. La promisceuité des sexes, dans des
voitures fermées, peut être la cause de freduines qui dépassent les
limites de l’enfantillage.
‘Un Cultivateur'’ trouve que les élèves des petites écoles doi-
vent, s’îils veulent s'instruire, aller au couvent ou au collège, pour y
miser le Mani- :'
t encore
“ie NE dre en deux phrases.
l'adaptation à la culture du!
d'autres |
faciles à faire, et achetables |
|
|
|
|comment nos gouvernants et certains de nos journalistes s’y pren-
|
| puiser un enseignement qu'ils ne trouvent pas chez eux.
|rappeler que les écoles ‘‘consolidées'’ ne sont pas plus des institu-
tions scondaires que les petites écoles de campagne.
suivent le même programme, et une bonne instit
lble petite école peut faire de
Toutes deux
véritables merveilles. Du reste, mème
dans les endroits où il y a de grosses écols, nous voyons nombre de
parents envoyer leurs enfants au collège et au couvent.
Venons-en maintenant à la question du bilinguisme,
{nous dire, avec ‘‘Un cultivateur’
nos écoles bilingues
Devons-
: ‘‘“Centralisons autant que possible
Il y a dans cette centralisation deux dangers
que notre brave cultivateur ne voit peut-être pas:
lo Le Gouvernement est le plus actif promoteur de la centrali-
sation des écoles. On peui afñrmer que son but n'a vien qui nous
soit favorable, et à son endroit il vaut mieux être &rop méfiant que
nfiant
‘rop €
consolidée bilingue bonne
ecole |
| 20 Une serait
pour nous une
“hose si le Gouvernement favorisait le bilinguisme. Mais dans l’état
de choses actuel, que peut-il arriver aux Canadiens français s'ils s'u-
issent aux Angiais, de quelque couleur soient-ils, — pour orga-
niser une école ‘‘eonsolidée’" bilingue? Les Anglais, poussés par des
intrigues venant on sait d'où, s'efforceront de gagner la majorité
‘dans le conseil des commissaires et lorsqu'ils l'auront obtenue, on
eut prévoir, sans être prophète, ce qui arrivera au bilinguisme.
Pour conclure ce trop long article, nous invitons ‘Un Cultiva-
teur'’ à y penser par deux fois avant de se lancer dans le mouvement
ie la centralisation des écoles, fuasent-elles bilingues ou non.
ï PAUL BELART.
a
2 18
je!
Simples Réflexions
Ce que toutefois nous voulons savoir, c'est à |
| ‘‘Si on me demande pourquoi nous nous battons, dit le premier
ministre d'Angleterre dans la chambre des communes, je vais répon-
En premier lieu, pour remplir une obligation
{solennelle et internationale, — une obligation qui, si elle était con-
{tractée entre des particuliers dans les affaires de la vie ordinaire,
[aurait été regardée non seulement comme une obligation de droit,
|:nais aussi d'honneur à laquelle nulle personne soucieuse de sa dignité
pourrait se soustraire. Nous nous battons en second lieu pour sau-
vegarder un principe infiniment précieux dans ces jours de la supré-
linatie de la force matérielle, et qui défend que les petites nationalités
| soient écrasées en dépit des lois de l'humanité sous la volonté arbi-
{traire d'une puissance tyrannique.'’
Donc, d’après cette déclaration solennelle, le respect des traités
et la protection des petites nations opprimées sont les nobles motifs
qui ont déterminé l'Angleterre à entrer dans le conflit, Quoi qu'il
en soit dans la réalité, c’est ce que nos grands jouraaux n’ont cessé
de nous éhanter sur tous les tons depuis le débuté fi guelre. Leurs
|Clans patriotiques, leurs saintes colères, n'ont pas contribué pour
peu à rendre à jamais odieuses la violation de la Belgique et tout ce
qui est allemand. L'Allemagne? N'est-ce pas le pays de l'oppression,
lu mensonge ; n'est-ce pas l'enfer d’où sont sortis tous les maux de
l'humanité? Le kaiser? C'est un ononstre. Il a déchiré des traités;
il a écrasé des faibles ; il a ensanglanté l'Europe...
Messieurs les dénonciateurs indignés, avez-vous parfois songé à
faire un petit examen de conscience avant de jeter la pierre, Ce
“erait sage sûrement. Les malheurs de la guerre sont grands et les
crimes de l'Allemagne sont plus grands encore, peut-être. Nous ne
voulons ni les amoindrir ni les excuser, mais nous ne pouvons nous
empêcher de qualifier d’illogique ou d'inexplicable l'attitude de ces
| journalistes qui érigent ici en principe ce qu'ils condamnent en Alle-
magne, car toutes les vexations et les injustices qui en Allemagne
se sont commises en grand se répètent en petit au Manitoba.
Que reproche-t-on actuellement à l'Allemagne? D'avoir déchiré
lun traité et d'avoir injustement opprimé un petit peuple. Que lui
|reprochait-on avant la guerre? De tenir sous sa botte prussienne
les malheureux Polonais et les infortunés Français, de leur refuser
l'usage de leur langue, de les germaniser par la force. Que lui repro-
che-t-on dans l'administration de ses propres affaires? De centrali-
ser le pouvoir, de faire des institutions et des écoles de simples ma-
chines faisant partie du rouage gouvernemental.
|
|
|
|
|
|
1
|
|
Que reprochons-nous à bon droit à nos gouvernements et à ceux
qui les appuient dans la presse? D'avoir, en trois reprises différentes,
déchiré les lois les plus claires faites pour la protection des faibles.
Poursuivant leur rêve fou d’unification nationale, ils défendent aux
minorités l'usage et l'enseignement de leur langue ; dans un pays dé-
mocratique, ils centralisent le pouvoir et s'attribuent le monopole de
l'éducation sous toutes ses formes.
...Mais il est toujours plus facile d'examiner la conscience des
autres que la sienne propre, et ceci peut expliquer charitablement
nent pour blâmer vertement les Allemands tout en suivant léhrs
méthodes sur toute la ligne.
PAUL BELART.
Pour nos Frères d'Ottawa
Sous ce titre, l'Action Catholique du 2 avril publie un fort bon
urticle en faveur de nos persécutés d'Ottawa. L'article se termine
par les paroles suivantes:
‘Tout en faisant nos meilleurs voeux à nos frères d'Ottawa,
‘nous persistons à croire, comme M. Hearst, que les lois votées res-
‘‘teront dans les cartons ministériels, 11 n'y a pas lieu de les faire
‘‘sortir de là. La justice et la sagesse politique l’exigent, aussi bien
‘‘que ce sentiment de plus en plus favorable que la ‘‘honne entente’
‘‘inaugurée, il y a quelques mois, a su créer, au bénéfice supérieur de
‘‘droits chèrement acquis et de la paix nationale dans le respect des
‘‘droits de tous. ”’
Le Gouvernement de l'Ontario avait pourtant pour masquer sa
Privé ont déclaré le Règlement XVII obseur; il convenait de le
fondé de la déclaration des évêques d'Ontario proclamant leur con-
fiance en l'absence de mauvais vouloir de la part du Gouvernement.
Celui-ci n'a pas voulu saisir la branche d'olivier que Ini tendait
l'épiscopat ontarien, il n’a pas voulu se servir du paravent, pour lui
préparé, par le Conseil Privé; il a préféré faire acte de sectaire et
remettre dans ses statuts une loi qui ressemble beaucoup à celle que
WINNIFÉO, MERCREDI, 11 AVRIL 1917
area "eur
7
me ee nr
| provincial
!
| On pourrait
LA LIBERTE
DIEU ET MON DROIT
Il doit selle Conseil Privé a reconnu dépasser les pouvoirs de la
it sûrement donner
trice dans une hum-| à ceux qu'on veut soumettre à un règlement dont
Législature
un meilleur exemple d'obéissance
la légalit
a été
reconnue, mais qui n'en reste pas moins une injure à la dignité des
pères de famille et un.attentat contre le droit naturel
Les nôtres de Québec offrent leurs sympathies aux perséeutés ;
ils peuvent avoir autre chose à faire, si la loi ne reste
léclanché les pèlerinages de la ‘‘Bonne Eentente'”
pas dans les
x F À
, li serait peut-être
le mise de recommencer si l'Ontario tient absolument à briser tout
Comme disait quelqu'un en refusant un
ordre de trente mille piastres (#30,009) ‘‘si ma langue ne vaut rien,
mon argent ne doit pas vous être nécessaire.’
pas le chemin de l'Ontario.
Ceux qui n'ont aueun souci du droit naturel pourraient
être laisser voir le défaut de la euirasse si on les frappe à la bourse
Si les choses continuent, il sera peut-être utile de tenter l’aven-
ture, mais, pour dire toute notre pensée, nous préférerions vraiment
Pourtant, nous ne sommes pas de ceux
qui reculeraient devant la manoeuvre, si vraiment
moyen de ramener certaines gens au respect ds plus élémentaires con
venances, entre groupes nationaux appelés à vivre dans le
pays, et ayant été parties, traitant d’égale à égale, au solennel con-
trat qui a fait de ce pays ce qu'on appelle notre fair Dominion, qui
va devenir inhabitable à force d'étroitesse et de mesquinerie.
ion et au développement de cette
langue, c’est son étroite dépendan.
ce des conditions géographiques,
historiques et psychologiques de la
que ce ne fut pas nécessäire.
POURQUOI NOUS AIMONS
NOTRE LANGUE
Pourquoi nous aimons notre
langue ?
Muis tout simplement parce
ju'elle est nôtre et quelque chose
de nous-mêmes. La langue francai-
se est un bien de famille, hérédi-
taire et inamissible, C'est un
joyau tombé des lèvres maternel-
les. Nous l’aimons parce qu'elle
est un trésor en lequel se transmet
la pensée des anciens, où se retrou-
vent et brillent encore nos propres
pensées. Nous l’aimons parce
qu'elle est inséparable d’une his-
toire très longue où, par nos aïeux,
nous fûmes mélés avant que de
aaître; parce qu'elle raconte une
légende qui remonte aussi haut
que l’âuue francaise dans le passé.
et qui se prolonge jusqu'à nous
dans les jours que nous vivons.
Notre langue ne date pas des ori-
gines de Québec, Ni non plus elle
naquit aux lèvres des découvreurs.
Elle est de bien plus hante et plus
ancienne lignée, Par delà la Can-
tilène de sainte Eulalie, et par de-
là les Serments de Strasbourg, elle
s’en va accorder avec l’âme naïve
et robuste des vieux Gaulois sa
première harmonie, Puis elle des-
cend vers nous, et jusqu'en notre
Amérique ; elle y vient en syllabes
très douces, chargée tout le long
des siècles de ce qu'elle prend à
la terre et à l'âme du Canada.
Le L] L]
La langue —- faut-il le redire?
— c'est l'expression instinetive, et
comme une manifestation appro-
priée et spécifique d’un peuple ou
d’une race. On sait pourquoi deux
véuples voisins parlent des langues
différentes, et que cela tient pré.
risément à ce que ces voisins n’ont
ni même tempérament, ni inême
esprit, ni même vouloir, Sur leurs
sols aux inégales beautés,
cueïllantes, sous un ciel différem-
ment clair, ils se sont fait des âmes
non pareilles, un sang inégalement
vif, des moeurs dissemblables et
comme une pensée distincte, qui
ne saurait que par des mots difré-
rents, de sonorité toute spéciale,
et d'une syntaxe propre, se tradui-
re exactement, et se faire tout à
fait comprendre, Si l'anglais nous
paraît rude ou heurté, avec des fa-
cons à la fois brèves et trop vagues
de rendre la pensée, (1) et s’il est
incapable de la souplesse et des
nuances subtiles de notre langue
française, c’est que l'âme anglo-
saxonne n’a pas été comme la nô-
tre, et pendant des siècles, affinée
par les plus délicates cultures.
adoucie par les plus tendres eli-
mats, policée à l’iraage de la terre
la plus élégante, ilaminée et com-
me égayée par ie ciel le plus ra-
dieux. Il y a quelque chose des bru-
mes froides de Londres et de ses
humides vapeurs dans l’idiome bri-
tannique ; et il y a quelque chose
du soleil de la France, de ses doux
pays et de leurs parfums d'atti.
+:isme dans le verbe que nous par-
fait si cher à tous les Français,
ses mots et les grâces harmonieu-
ses du ciel et de la terre des Gaules.
Pourquoi rappeler ici la clarté, la
franchise, la finesse très simple, la
justesse rigoureuse, la chaleur dis-
1!
cartons ministériels.
La petite campagne affectant les intérêts commerciaux ayant
L x
relation avec le français.
|
RÉ RÉ RS
- Et l'ordre ne prit
nont
} It
c'est l'unique
même
vie du peuple qui la parle, c'est le
rapport de cette largue avec l'â-
me des ancêtres, c’est tout ce qu'el-
le contient de l’ancienne patrie, de
vertus et de tendances, d’idéal et
de réalités, de pensées et de ges-
tes qui sont le commun patrimoine
de tous les fils de la race. Il ne s'a-
git pas, évidemment, d'affirmer
iei un déterminisme psychologique
qui exclut toute liberté ou toute
spontanéité dans la pensée et dans
le verbe qui l’exprime: nous vou-
lons seulement marquer, dans la
mesure où il convient, les influen-
ces inévitables qui s'exercent sur
l'esprit et sur la langue d'un peu-
ple, pour en rapporter cette con-
elusion nécessaire que la langue
que nous parlons, nous, Canadiens
français, est une portion, un pro-
longement de l'âme et du sol de ln
France. Par elle nous nous ratta-
chons comme par le lien le plus
solide à nos origines les plus loin-
taines; par elle nous tenons aux
racines mêmes de notre vie, nous
rejoignons jusqu'en leurs foyers
gaulois, et jusqu'à l'ombre reli-
gieuse des vieux temples gothiques,
nos chrétiens et vénérables aïeux.
Oui, quand je prongnee les mots
de ma langue, quand j'en ééris les
vocables, quand j'en construis les
phrases, il me semble qu'au fond
de ces mots, au coeur de ces voca-
bles, dans la ligne souple de ces
propositions, je vois briller une
étincelle de vie francaise, je sur-
prends un mouvement de l'âme an-
cestrale, je découvre le rythme
d’une lointaine et familière har-
monie, Dans la beauté souveraine
le ce verbe je vois se refléter tou-
tes les beautés d'une première pa-
trie. Et que ce soit le ciel de Nor-
nandie, la mer bretonne, les cam-
dans, pagnes angevines, les grèves cain-
leurs frontières plus ou moins ac-! tongeaises, ou les jardins de l'Ile.
deFrance qui se réfléchissent ou
se dessinent encore dans mes phra-
ses sincères ; que ce soit en des mots
de Bayard, de saint Louis, de Jean-
ne d’Are, ou de Henri IV que mes
vocables retrouvent leur parenta-
ge, je ne puis être indifférent à
toutes ces reviviscences du passé,
je ne puis m'empêcher de sentir en
moi, et derrière les mots par les-
quels je m'exprime, une âme fran-
caise, et je ne puis me retenir de
songer qu'en cette âme et en son
langage se perpétuent des âmes qui
sont mères de la mienne, et un lan-
gage qui seul a pu traduire les
formes heureuses de leurs claires
pensées,
Et c’est pour ces premières rai-
sons, les plus lointaines et les plus
profondes, que nous aimons la lan-
gue de France.
.
Mais voilà trois siècles que cette
langue fut ici apportée par nos an-
côêtres découvreurs et colonisa-
teurs. Elle les suivit comme le ver.
be nécessaire et inséparatde de
leurs grands desseins, Et comme
elle traduisit un jour leurs pensées
lons; et c’est cela d’abord qui le ;d'héroïque aventure, elle expriure
depuis trois cents ans tous les sen-
Chsque fois que l’on vante les |timents qui sont nés de leur eou-
qualités de ce verbe, on s'applique | rage, toutes les générosités qui ont
justement à célébrer les convenan- | affermi leurs entreprises, tous les
ces manifestes qui existent entre | rêves qui ont enchanté leur fortu-
ne. Depuis trois siècles, les réalités |
les plus profondes, parfois les plus
douloureuses de natre histoire, ont
été imaginées, conçues, proposées
par des âmes françaises avec des
crète des mots et du style français ? | mots francais : de toutes facons ces
Ce qu'il importe de retenir, c'est | choses essentielles et
la loi qui a présidé à l’organisa-i verbales par quoi elles furent dites
les formes
WEST CANADA Pi" O0. LTD.
æ
619 Ave. Me.
Téléphones - - Garry 4264-4265
1ot
comme des manifes-
‘ N ihérent génie de no-
CULES iu
tre race. Et la langue de France
apparaisse! Le
s'est * ici pénétrée de pensées
nouvelles, son verbe a iei exprimé
des actions neuves, et toutes les
ambitions et tous les sacrifices du
peuple canadien ont passé conrme
naturellement dans la flnmme ar.
dente, chaude ou joyeuse de ses
syllabes
C'est notre vie trois fois cente-
notre terre du Canada,
ses forêts mouvantes et ses champs
Laurentides
harmonieuses, nos
montagnes discrètes et nos fleuves
excessifs ; le parfum rude des
souffle large des
ra laines: c'est le ciel vif
de et c'est la clarté
souple et mobile de nos aurores
} c'est l'image du sol et le
reflet du ciel, c'est la légende de
nos sillons et l'histoire des âmes
prochaines qui se retrouvent main-
tenant dans les mots récents ou
usagés de notre langue.
Quand je les prononce, ces mots
vivants du vieux parler français,
quand je les écris, lorsque je les
construits en phrases nouvelles, il
me semble que sous leurs formes
gracieuses, au coeur de leurs syl-
labes, et dans ‘a ligne ondoyante de
leurs combinaisons, je surprends
la vie elle-même de mes frères ea-
nadiens, je vois briller l’étincelle
de leur esprit, j'entends le rythme
de leurs douces affections, Et que
ce soit le ciel de Québec avec ses
alternances de soleil et d'orages,
le Saint-Laurent avec ses flots lar-
ges et ses grèves embeaumées de
que ce soit les campagnes
‘est
}
ertuies, ce sont n08
aux coupies
c'est
savanes et le
}
103
nos climats
\orenlies :
ondulées de In Beauce, les vergers
abondants de Montréal, les sables
arides de Tadoussac ou les baies
lumineuses de Gaspé; que ce soit
les collines boisées du Sagnenay ou
les lacs dormeurs des forêts pro-
fondes qui se refléchissent et se
dessinent dans mes phrases sincè-
res; que ce soit en des mots de
Champlain ou de Montenim, de
La Fontaine om de C'rémnzie, que
mes vocables retrouvent leut sono-
re harmonie : toujours j'éprouve à
les prononcer ou à les écrire l'or-
gueil d’un si étroit parentage, et
j'admire en eux les âmes qui y ont
mis leurs ardeurs, les paysages ai-
nés qui ont sur leur métal impri-
mé leur beauté.
Et nous la chérissons done, cet-
te langue devenu deux fois nôtre,
et nous la vénérons pour ce qu'elle
contient de l’âme et de la terre ca-
nadiennes,.
Mots hardis des explorateurs qui
descendirent sur nos rivages, 8’a-
vancèrent à travers le pays incon-
nu, et portèrent toujours plus loin
la frontière changennte de la pa-
trie; mots pieux des ‘robes noi-
res”” et des martyrs, qui dans la
forêt ou les wigwams révélaiert
aux indigènes ie Dieu rédempteur ;
nots très doux, plaisants ou rési-
gnés, du colon qui raconte à son
foyer le labeur des journées fécon-
des, et chante près des berceaux
lces espérances nouvelles; mots
naïfs et adorables des mères qui y
enferment toute l'âme chrétienne
de la race, et les eonfient comme
un tendre baiser aux lèvres des pe-
|tits; môts héroïques de Dollard
[au Long-Sault, paroles sublimes
jde nos miliciens, qui ont retenti
comme une victoire à Carillon et à
|Sainte-Foy, et qui ont salué d'un
{ci dolent adieu l'aile blanche et
[repliée du vieux drapeau; mots
fidèles de l’allégennce anglaise,
qui ont révélé la sincérité de nos
serments, mais aussi la fierté de
{nos défaites et la loyale survivan-
ce de nos souvenirs ! Tous ces mots
nous appartiennent; ils n’appar-
| tiennent qu'à nous, puisqu'ils ont
été renouvelés en leur sens origi-
| nal par notre unique histoire, et
qu'ils ont ici signifié ce que jamais
encore ils n’avaient dit.
Et que d’autres vocables ont re-
cu l'empreinte, l’ineffagable mar-
que de notre vie! Mots du terroir
qui ont jailli du sol en touffes rus-
tigres, et qui portent encore la
| flear de notre esprit ! Syllabes fri-
Luses de nos rudes hivers qui re-
disent pendant les soirs, au coin
du feu, les poudreries de la rafale,
et le revers des longues tempêtes:
syllubes grasses des bûcherons qui
dottent dans la boucane des
| camps, qui racontent, entre deux
touches, les gaudrioles plaisantes
de nos gars, ou les convenables
aventures du ‘‘père Michel!’ syl-
|labes sonores et rutilantes que les
gelées d'avril font éclater dans
nos érablières, et qui, autour de la
cabane des sucriers, à l'heure où
déjà la tire suspend à la palette
ses fils d'or, ou se répand en cou-
ches d'ambre sur la neige éclatan-
|
(Suite à la page 5)
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CREER
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VreDeGebe me D 6m e m6 De tee Det bb 4 HS BEM OV THE PTE SSH + 6 Tele mere ++
| bouillante
A vie se fait belle pour nous. Il y,a du bonheur, de la joie
partout dans l'air est la Résurrection du Christ, c'est la
régénération de nos âmes par la prière et , parole divine,
c'est Le réveil de A nature endormie On sourit À la vie nouvelle
qui se répand en nous, autour de nous. La terre se dégage tout dou- |
cement de son manteau blanc pour se parer de sa riche toilette du |
printemps. La vie se communique aux arbres dont les branches se |
couvriront bientôt de lourds bourgeons Les oiseaux revie ‘ en
bande des pays chauds: et ils ont des battements d'ailes joyeux,
ronmme nm nous saluer: ‘Vive le pays! Si nos frêles natures ne
supportent pas les froids et la bise, il leur tarde de revenir, aux beaux |
e cie adien Et déjà sous nos fenêtrez, le!
a J r de leurs trilles h { eux |
de pus en plus matina Il darde ses rayons |
‘ vus tient plus gtemps
compagnie. Hn re sentis gourdis à fiu
par un hiver rigoureux.
Les petits enfants, emprisonnés pendant d IS us, |
mencent à garnir les galeries, ittendant de se débattre
gazons, et fout vibrer l'atmosnmhère de leurs cris sonores 7
répète moqueur, C'est beau « ) Je cha ol er
hymne à ln vie’ j'étais poët Ne rime pas qu M “elui
aui aime uiment Dieu ne peut-il sentir la poésie qu dépage «
oute oeuvre d ‘ il t pas essai ru “ 1 ss
bien de la science. L'âme artiste est un don du ci à cette äme-là
revient done le double devoir de remercier l'Auteur de la vie, des!
es
qu'il a
: 1 |’
po 1
elle et pour celles qui ne comprennent pas beauts
Ne nous plaignons pas de la vie qui a des heures luminenses. Si
nous la trouvons triste quelquefois, c’est que peut-être nous ne som- |
nues pas ve que nous devrions être
H n's pas de beaux tableaux sans ombre. Ainsi en est-il de
vie L'ombre, les méchants... La lumière, ee sont les âmes |
bannes, bic Ilantes, charitables, images rayonnantes du Christ au
natin de la Résurrection. Ce sont encore les affections solides et
précieuses qui entourent notre faiblesse, et qui sont des gâteries du
ciel. Pourquoi se plaindre si Jésus nous fait goûter un peu du poids
de sa croix? N'est-ce pas plutôt un grand honneur de ce qu’li se
serve de nos épaules pour se reposer Lui-méme?.. Faut-il
cela, dire que la vie n'est pas bonne? d'abord.
Que la lumière du Christ ressuscité nous éclaire sans cesse, et les
épreuves alors ne nous empécheront pas de trouver la vie hienfaieante.
JACQUELINE DES ERABLES.
Soyons bons, nous,
Semaine Sainte 1917.
N se plaint souvent qu'il y a beaucoup d'enfants qui ne suivent
O pas leurs classes, ne finissent pas leurs cours, et cela par le
manque de santé. Dans plusieurs cas, l’inapplication de l'en-
fant à l'école provient de la faiblesse de sa vue; il est bon alors de
la faire examiner par un bon médecin, car de la négligence des yeux
peut résulter la cécité.
Pour l'enfant en bonne santé, ayant ‘‘bon pied bon oeil'", il n'y
& pas de raison pourquoi il ne donnerait pas satisfaction à ses maîtres
vu maîtresses. Pourquoi ne serait-il pas le premier de sa classes?
Pour tenir l'esprit et la mémoire en mouvement, il faut nécessairement
exciter l'humeur enjouée des enfants et on remarqüe toujours que
les plus studieux sont ordinairement les plus ardents au jeu.
Les jeux des enfants sont, et ont été, les mêmes dans tous les
temps. L'enfence à peu changé ses amusements: Aussitôt qu'un
petit garcon commence à marcher, il prend toutes les chaises qu'il a
la force de jeter par terre pour en faire des chars, des ‘‘poufs-poufs”’
comme il le dit si finement dans son langage enfantin. Un peu plus
tard, quand il commence à prendre le chemin de l'école, les marbres,
la toupie, le cerf-volant font ses délices.
La petite fille est plus gentille, plus modérée dans ses jeux. EÆlle
cominence bien jeune à jouer à la maman, bien souvent avant de
faire ses premiers pas. Elle passe des heures à choyer, caresser,
dorloter un bébé de faïence ou de celluloid. Plus vieille, elle coud
des robes à sa fille ‘‘Poupée’’, joue à l'école, découpant pour cela
toutes les petites filles qui décorent les journaux et les cahicrs de
mode ; elle les placent en rang, les baptise de noms d’amies préférées
et donnent des ordres avec un aplomb d'institutrice diplomée
L'expérience nous enseigne qu'on découvre pendant les récréa-
tions des enfants les bonnes qualités ou les défauts qu'ils auront un
jour. En jouant le petit garçon ou la petite fille montre son tempé-
rament et ses inclinations.
La question des jeux est done une chose grave. Soyons patientes
ne disons rien si ln maison est sens dessus dessous C'est la sant
‘est l'avenir de nos enfants aui est là dans tout ce brouhaha.
LS
GERTRUDE.
———————————— ln neeennenasses mnsmmme
A LA MAISON
La science des détails
le fut bien convaincue que la pro-
preté, l’arrangement, le luxe qui
ine demande que des soins est l'ai.
| À stdregsér ap
!mant qui attache la famille à son
pour |
Cette seience contribue nu biem
être plus qu'on ne le croit ordinui-}
rement. Kien ne tourmente com-
me ces petites choses faites autre-
nent qu'on le voudrait,
ces petits vides qui, nous rappe-
lant à chaque instant que quelque
chose nous manque, impatientent
d'autant plus qu'on n'ose pas s'en
plaindre: peu à pen le dégoût de
comme
la vie de famille nait dans le coeur, |
grandit, excité par l'imagination, |
et l'on va chercher ailleurs
bien-être qu'on ne trouve pas chez
soi.
Voulez-vous fixer quelqu'un au-
près de vous? Qu'il trouve sous la
main les menus objets dont il peut
avoir besoin, toutes ces petites
fantaisies que vous lui connaissez,
et qu'il ne vous manifeste jamais,
de peur de paraître ridicule.
Voulez-vous, vousmême, ne pas
perdre votre temps, ne pas sentir
si fréquemment des aceès de mau-
vaise humeur? Entourez-vous de
tout ce qui vous est nécessaire, ren.
dez-vous tous les petits services
possibles.
Certes, nous voulons
ne pas
transformer en servante une inai-}
tresse de maison et la rendre in-!
supportable à tout lé monde, en
lui conseillant les minuties qui
sont un manque de taet ; mais nous
voudrions qu'elle ne songeât pas,
et que personne autour d'elle ne
songeñt qu'on est mieux ailleurs
que chez soi. Nous voudrions quel.
|épanouit le coeur et que, avec
[l'esprit et le coeur à
un |
intérieur,
Que chaqu
propre et
chose à sa place,
le regard,
de
les
toutes em-
uisante, égaye
| à l'aise,
heures disparaissent
baumées, faisant
er leur
to ijours regret-
trop rapide disparition.
‘‘Les jolis tableaux raccoureis-
les longues distances, i?s in-
térieurs gracieux retiennent les
igens au logis.’’
| IL est un juste milieu qu'il faut
Savoir garder, Les extrêmes en
tout ne valent rien, et tourmenter
sa vie est aussi ridicule que la lais-
ser à l'abandon. Ainsi, il en est qui,
par petitesse d'esprit et manie
id'arrangement où de propreté,
ont toujours peur qu'on ne salisse
leurs meubles bien luisants qui
sont toujours à regarder si le vi.
\siteur ne ternit pas le parquet de
{leur salôn si soigneusement entre-
Itenu, qui s'émeuvent d’une épin-
gle perdue. C'est de la sotiise.
(La Science du Ménage.)
| 22 —
DE LA MODE
———
sent
Nous verrons cet été beaucoup
de foulards à pois assez gros. Par
exemple un foulard noir avec un
|gros pois bleu vif ou un foulard
lcrème avec un gros pois orange
ou vert bouteille, Le chapeau se
Iguruira avec le même fouiard que
la robe
|
|
|
|
|
|
igez bie ne
Vu que-la simplicité est prise en
haute Lu sidérat les chapea La
se resse
d'éeor ie « DAaAse # « o
de. Peu de £g ré y D
contre du beau et d )
Fu US
On porte beancour dk vhee
le Shantung brodées de tons tra
chant sur l’ensemble. Ainsi une ro-
JE sq reine sera chaussée de
broderies noirt u vit tendre
gp — 228 — —
RECETTES
Macaroni (RBarebit)
lugrédients: 1-3 de paquet dre
macaro ] tasse de fromage rà-
pe 9 cuillerées à s up de beurre
1 cuillerée à thé de moutarde
ds p ) ifs ; 15 tasse de
lait
il ti Pr le
roni en le faisant « dans à
salée. Qua il est cuit
versez dans de l’eau froide et
18
sez égoutter da une passoim
| Ajoutez le beurre, le fromage, l'e
saisonnement et faites cuire jus-
qu'à ébullition, ensuite ajoutez lés
oeufs bien battus et le lait. Mélan-
t servez chaud sur du
pain rôti.
© L2 La
Biscuits au chocolat
, tasse de beurre ;
onces de en 1C0-
lerées à
poudre à pâte ; 2 cuillerées
lait; 214 tasses (plus
moins) de farine; 1 cuillerée à
thé de canelle
Préparation : Réduisez en crème
le beurre et le sucre, puis ajoutez
le sel, la canelle et le chocolat dis-
d'eau chaude.
Ajoutez l'oeuf battu et le
lait. Mettez assez de farine pour
faire une pâte molle, découpez en
gâteaux ronds et faites cuire à un
feu vif.
Ingrédients : ]
1 tasse de sucre ;
lat; 1
thé de
oeufs; sel
: de
à sol
on
sout dans un pen
bien
L « e
Pouding à la vapeur
Ingrédients :
l, tasse de
14 tasse de beurre :
melasse; 1% tasse de
lait ;°1 oeuf; 114 tasse de farine;
l cuillerée de soda à pâte; 1 cuil-
lerée à thé de sel: 1 tasse de rai-
sins sees (épepinés et hachés).
Préparation: Faites fondre Je
beurre ; ajoutez la melasse, le lait,
l’oeuf bien battu, les ingrédients
secs mélangés, Faites cuire à
vapeur dans un moule beurré. Ser-
vez avec une sauce,
la
Notre Histoire
Guerre contre les sauvages
Nous sommes heureux de don-
ner à nos lecteurs la fin de l’inté-
ressante étude de notre collabora-
teur, M. J.-H. Daigneault. 11 a dé-
jà traité de nos origines et de la
grande oeuvre des missionnaires.
Il fait aujourd’hui la revue des
guerres de nos ancêtres contre les
souvages, étudie nos progrès en
éducation et civilisation et plonge
un vigoureux regard dans l'avenir
Et n'allez pas croire que j'exa
aère lorsque je par'e du progrès
accompli par ces défricheurs, car
dès 1763 quand la colonie pass:
sous le drapeau de l'Angleterre
— après la défense la plus héroï
que que put offrir un petit peuple
écrasé par le nombre, — Ja seule
paroisse de Kasgasgia dans l'INi.
nois, comptait 3,000 habitants et
les Jésuites y avaient un collège
Un bon nombre d'établissements
uon inoins importants et tous aussi
bien pourvus, wépandus par tout
le pays, disaient bien haut le dé.
vouerment des héros qui s'étaient
sacrifiés pour Dieu et la France.
Quelle perte incaleulable fit no-
tre ancienne mère-patrie lorsque
l’efféminé Louis XV, alors assis
sur le trône séculaire des Bour-
bons, laissa s'échapper de $es
mains criminelles, eet empire d’u-
ne inépuisable richesse, vingt fois
plus étendu que la vieille France
elle-même; cette France d'’outre-
mer qui eut perpétué ses chères
traditions et implanté le génie in-
comparable de la civilisation lati.
ne sur ce continent !
Mais jetons plutôt un voile sur
cette époque malheureuse et re-
venons maintenant en arrière pour
Une pilule qui a prouvé sa va.
leur. — Ceux qui ont un faible es-
tomae trouveront du soulagement
dans les Pilules Végétales de Par.
melee parce qu'elles aident au bon
fonctionnement de l'estomac et
du foie, Le mauvais fonctionne-
ment de ces deux organes est une
maladie des plus déprimantes, Les
dyspeptiques connaissent bien ces
pilules et les estiment à leur juste
valeur. Elles ont soulagé des mi!-
liers de personnes, ee que n'«a-
vaiept pu faire d'autres remèdes.
LA LIBERT
voir ce ani se paseait au
ndant qu ss UrA
irs prenaient poss<ess: 0
sein de la
e, ne
lei
nous assistons à des actes d'héraoïs.
me bien propres à noux consoler de
| de ce
aors les prairies de l'Ouest
ln à à
A VIe Dasseeu t qui furen
res à la France
nm'Atais
n
En
butte aux
partie du pays atta
ques con telles des Ir iuois qu
avaient d des Franenis
en Amériqne, depuis leur défaite
par Champla 1 leurs pres
foyer il ne pouvait y a le
paix possible
ds Lomé
1X
1660 on
Guettés de tous côtés,
le colonie
t ailer a
En
eut vent que les Iroquois aHaient
attaquer a colonie
leurs détruir
tomber en
nn OsAIe)
champs Sa Its rimes
ivec toutes
forces, Qu hec et
même temps sur Mont-
réal et Trois-Rivières Sur ces en
trefaites le ji ‘4
lard des Ormeaux,
de Montréal
fait
cre-
avaient
reçu
anciens croisés, qui
leur testament et
nents avant leur départ, tinrent
bon contre 700 sauvages ivres de
sang et résolus d'avoir leurs che.
velures. Mourant de soif et tom-
bant de sommeil: répondant aux
cris de guerre 4e l'ennemi par les
eris de ‘Vive la France’, ils pé-
rirent glorieusement jusqu'au der-
nier, tels Roland et preux à
Ronceveau; mais leur mort ne fut
: à
1e
les sa
ses
pas inutile, puisqu'elle sauva la
colonie: car les Iroquois ne trou
vant qu'une poignée de défen-
seurs, là où ils avaient eruû com.
battre une armée, décidèrent qu'ils
ne pourraient lutter avec avantage
contre une race qui pouvait
duire de tels guerriers et s'en re-
tournèrent
leurs foyers.
Vingt-neuf ans plus tard,
1689, la même tribu de fauves san-
guinaires, trompés par le subtil
chef huron Kondiaronk,
|
e
i
tranquillement dans
surnorn-
mé Rat, s’abat au nombre
de 1,500 gur le village de Lachine
et massacre impitoyablement hom-
nes, femmes et enfants, au mi-
lieu d’une nuit d'’horreurs sans
nom, accompagnée d'une tempête
déchaînée par Yes éléments et per-
cée seulement par les war-whoops
sauvages de la bande d'essassine.
et les eris de pitié des victimes de
cette orgie de sang.
Ne nous arrêtons pas plus lone-
temps sur cet épisode lamentable
des commencements de la colonie :
tournons plutôt la page et relisons
la prouesse vraiment héroïque de
Madeleine de Verchères,.
Comme pour montrer que le
beau sexe tenait aussi à faire ça
part d'actions généreuses contre
l'ennemi commun, en 1692, cette
enfant de 14 ans, fille de soldats
aidée de ses deux frères plus jeu-
nes qu'elle et de deux soldats, dé-
fend le fort pendant une semaine
*ontre 50 lroquois. Pendant huit
jours elle se multiplie pour trom-
per l’ennemi sur ia faiblesse de la
varnison; elle fait feu sur tous
noints et ne tombe que lorsqu'un
renfort arrive et chasse les assail-
tants.
A part ses occupations d’un
ordre tout matériel, telles que le
commerce des fourrures, la course
aux découvertes et les luttes dé-
‘ensives contre les Indiens, la colo-
nie ne négligeait pas le eôté spiri.
tuel, car on ouvrait des écoles, des
souvents et des hôpitaux, sans
compter les missions éloignées et
périlleuses poussées dans tous les
sens.
Les Récollets et les Jésuites ri-
vælisaient de zèle et dès 1615 on
voit les premiers se dévouer à le
recherrhe des âmes, Non contents
de s'occuper du salut des infidèles,
où ils endurèrent des privations
et des souffrances inouïes, ils tra-
cèrent aussi souvent le chemin aux
laïques dans la voie des découver-
tes; convertissant des milliers de
païens à la foi chrétienne et en
adoucissant les moeurs des bar-
bares, rendirent ainsi la vie plus
facile aux colons francais.
Ces pionniers de la foi donnè-
rent au Canada des martyrs im-
mortels de gloire; Brébeuf, Lalle-
mant, Garnier, Daniel et Buteaux.
victimes de la férocité des Iroquois
lors de la destruction des bourga-
des huronnes par ces derniers de
1646 à 1652.
IV.—Progrès, — Education. —
Civilisation
Mentionnons aussi avec respect
nos diverses congrégations reli-
gieuses de femmes qui, de tous
temps, furent les dignes émuiles des
infatigables anissionnaires, dans
les nombreux ehamps de labeur,
tels que l'éducation de la jeunesse,
le soulagement des misères humai-
nes, et &utres institutions de chari-
té; toutes conduites pour le bien
social, matériel et religieux du
pays et pour la plus grande gloire
de Dieu !
1 T sur " mmeanco s + «A : ,
ti itrépide Dol. national ‘eut pas pour effet dr
commandant | refroid ‘ardeur de s phalanges
, exéeuta un plan su-|de missionnaires et de trapneurs
blime qui sanva la colonie et lui! ani envahirent l'Ouest sur tous le
valut üne mort couronnée d'unenoints et ne s'arrêtèrent ane sn
gloire immortelle, Avee seize com-l'es bords de l'océan Pacifique. ot
pagnons, braves comme lui, il #'a- [ils jetèrent les germes d'établis
ance jusqu'au Long Sault, à quel. | sements importante
ques milles de Montréal, et là ils Le Canadien est par nature avi
attendent les Iroquois dans un de de vovages et d'aventures
vieux fort, formé de troncs d'’ar-| c'est pourquoi on le trouve dans
bres et abandonné es coins les plus reculés du pays
Pendant huit longe jours ces|‘Jin que] endroit du désert. les (,
héroïques chevaliers, dignes deslnadiens n'’ont-ils nas nénitré"’
ici un giorieux pendant
ulustres cités plus hant
| 1 4 \iaut
ah 4
1 n'entre pas dans le cadre d
eux € «si ç : de
1e ma heu
" 1
dit le Rév. Père de Smedt, l'intré
pide missionnaire, lorsqu'il trouva
un représentant de notre race aux
sources de la Colombie en 1845.
‘Ce Canadien vivait là comme un
voi depuis 30 ans avee sa nom
breuse famille, sous un palais cons
truit de peaux d'orignal et ayant
pour sceptre un piège à castor et
pour loi une carabine. ’? Francoi
Beaulieu, le fameux guide mention.
né si souvent dans les mémoires de
Mgr Taché, et qui mourut cente
naire 1872, était né
Nord, qu'il avait parcouru en
en dans le
ous
sens.
Cet atttait irrésistible de la vie
saine et libre des prairies, joint à
l’appät de richesses facilement ac-
quises, fut done l’aimant qui atti-
ra une foule de trappeurs et de cou-
reurs de bois vers les
l'Ouest
rendrye.
plaines de
sur les traces de La Vé-
Plusieurs prirent du service
comme guides ou trappeurs avec
les compagnies rivales de traite
qui n’allaient pas tarder à se faire
une guerre sans merci, comme à
la bataille de la Grenouillère il y
a juste un siècle, fait chanté par
Pierre Falcon dans sa chanson des
Bois-brülés; d'autres préférèrent
travailler pour leur propre comp-
te, mais tous furent d’un immense
service pour le développement du
pays. Ce sont ces mêmes trappeurs,
tous braves Canadiens pleins
d'honneur et craignant Dieu qui,
par leur union avec la nation des
Cris, furent les ancêtres de nos
bons Métis qui, eux aussi, ont fait
leur bonne part, il ne faut pes l’ou-
blier, dans la lutte pour la défense
de la justice et de la eivilisation
francaise sur les bords de la Riviè
re Rouge et partout où ils ont éta-
bli leurs foyers.
Les premiers missionnaires de le
Rivière Rouge, ‘‘les bons pères’?
comme les désignaient alors les
Métis dans leur foi naïve, ont leur
place ici au tableau d'honneur. La
mémoire des Provencher, des Ta-
ché, Lacombe, Thibault, Laflèche,
Allard, Dandurand, Ritchot et Lan-
gevin vivra éternellement ici sur
cette terre bénie qu'ils ont tant ai-
mée et où ils ont dépensé leur vie!
Ceux-là sont bien à nous, car leurs
efforts inlassables nous ont valu
d’être admis à participer aux bien-
faits primordiaux de la civilisa-
tion chrétienne, et nous saurons
nous en montrer reconnaissants en
conservant vivace et immortelle au
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hmmortelles Ho irs aux (Cha E: Beaver”, Elle donne le
pleau, aux Dorion, aux B Fr Là de deux planches ordi
la Rex Laurier er NE po >< Faite de “fibre indurée"
DR ET bel Le | a vérité pulpe durcie et
aui ont porté de les coup |£ cuite par un procédé spécial),
dans l'arène parlementaire p url+ elle ne se peut fendre et tomber, Î
l'existence du génie francais « t\Ÿ$ Ne blessera pas vos mains ni +
AA À BA n'usera votre linge, Valeur dou- +4
: , PAT {4 bl Durera presque toute votre
Honneur encore et surtout aux|+ vie. Ne faites pas un autre la +
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Per
ie Man, 11 avril
aammmnnmamnr… —_
1917
DIMANCHE DE QUASIMODO
|
Se
Loos
* Dour Lire au Foyer le Di
nche #
|vous parlerai done
morcelé en fines tranches, réel ce-
pendant et qui mé
|
inant bien son
heur, au foyer,
comtraire.
Le mal.
done,
Adée ? Ce n'est pas des livres, e'est
mwa fenêtre qu'il faut ouvrir pour
vous instr
qu'est-ce
. Or, de ma fenêtre
apprends que ce mal.
|heur, c'est la mésentente. Le mal.
heur,
je vois et j
int chér
d'un en
!
|
rite d'être cour-! Des profondeurs
tisé. On sait quel il est, en compre: |
à votre tempérament
“l ne vous!
résolutions: ‘‘A moi, ma bonne |chériseait déjà comme la prunelle |
humeur! à moi, ma bonne
con: |
seillère !’’ Adée, vous avez percu|
le frissan préliminaire d'un grand
tremblement de terre, ne vous obs-!
tinez pas à endiguer l'inévitable
Soustrayez-vous à son champ
au foyer, ce n'est pas la mort | d'influence. Il ne détruirn rien, il
i, ce n'est pas l’in-j8e détruira
luismême. Vite, un
cendie, ce n'est pas une perte d'ar-lsimple, frane et humble aveu:
gent. Ces accidents peuvent être la
[tristesse intense de quelques
On en Mais 1n mé-
sentente va directement contre le
|plan divin d'unir, de fondre deux
existences en une seule, Le mal.
heur, dans le mariage, c'est cela.
Le bonheur, ce sera donc la bonne
entente durable, la mutuelle sym-
“andissante, l'appui,
maines revient.
n th: »
pathie
1
©! ie
perfectionnement réciproque de
deux âmes, traversant la vie, dé-
|d :igneuses des lâches défaillances,
4
méritoirement courbées £ous les
nêèmes devoirs, bénies d »S mêmes
méines
ronsolations, nourries des
|
Je ne doute pas que vous vous
eceommodiez fort de ce bonheur,
|vide des heurts et des orages do-
plein de cordialité,
| d'empressement et de prévenances
| réciproques. Or, on y arrive par la
vonne humeur. Utile partout, la
{bonne humeur est indispensatle
{dans le mariage. Celui qui souffre
|tant de sa mauvaise humeur qu'il
[ne peut subir le voisinage de l’hom-
| me n’a qu'à se faire ermite. S'il se
(fâche et brise quelques vitres de
| mestiques,
se, « dira 8 x | ser tielles de la religon naturelle,
L rs des pauvres h 1Ains, QUAN 1'c'est-à-dire croyance en Dieu |
LM ur lisparnit 1 con-|et en la vie future, avec un rap-|
(8. Jean, XX, 19.31) es ; Jésushrist des | port de rénumération entre cette
En ee temna id eur le soie do 107 | vie future et la vie prése nte, pres-|
même jour, qui était ere di C : tristesse et la t, 99e toujours aussi | iuée que le}
la semaine portes d ep ra dans le d les|prétre est un intermédiaire légti.
lon dine ples te ent née ; e qui se p Lt su tre] eee a | F et Ù
dans la crainte des Juifs ftant terre si, tout à eou dis. | Divinité, qu'ace
Mmées, Jésus vint. n rut j paraitre ie 80 i fait sser pré 4 l'heure &s pré
d'eux, et le d d lu nas . res Meurs is t eux 4 e de toi en Dieu et en | autre vie
ñ E parte 1 A ; - te 1 cat + IL et xp À récomet ier ave ( elu] que 1 on
leur montra ete CAE ne ” , llais t ‘ e en|a offensé je <l as Plus d ine fois,
A la Beige tr. leu didéinise us k Je 1 voue, je na pas trouvé au:
fur ‘1 e + Tes \ ent, ces les fai-|tre Chose; mais cela, je l'ai tou-
11 À { 5 " . ‘ « ) 1! auilJours trouvé
4 { 2 P U pro | La eroyance et la pratique de la
a « y 3 | Com faudra-til de temne à | grande majorité des F rançais s’é.|
noi F \ de de d a. | otre société qui croit et Jée 1. tendent beaucoup plus loin. je le
die li Re elChrist, p se rendre eompte|répète, i] me sera facile de le dé-
Saint.Fen ni LE: on FOR : Pet te 16. | montrer. Tenons-nous en là pour
is à ce \ Ad Tee ettrez, | "ant pareil outrage à sa foi et pa- | mstant et proc mons haute nent :
et Ÿ ss æ Lo saut contse ce qui fait sa La F rance n'est pas athée; done]
vous 11 t rez Or Thomas, |?" | . "Un espérance pour ru théiome ne pas Çoue qe
l'un les Douze apr Did yrme | » l'athéisme “y
an était p eux sque Jésue | DD D—————
vint, Les autre liscivles t 4 | L Reste ce pendant une questiol
rent: Nous Ca pu cr LES CATHOLIQUES ET LA je ne cherche pas à l'esquiver, car
Mu is te tin A4. dt 22 M GUERRE je discute loyalement
là inarque des clous dans se 1 sd) ‘3 L'exemple .du gouvernement (
et si je ne mets doigt dans Je | ; : [francais n'est-il pas néfaste et dan. |espoirs.
trou des elous, et ma main dans | LA victoire de la France ne serait. | gereux ! Si la France est victurieu-
JA plaie de son côté, je ne croirai | elle pas la victoire de l'athéisme? |8e, il béné ficiera de Ja victoire. Et,
Point. Huit jours après, comme lee Voilà certes une des onjections | comme il y a de par le monde, dans
disciples étaient encnre fes 1, 11es plus spécieuses part s que | chaque nation, des pelitiques et
Dême lieu, et Thomas avec eux s adversaires mettent en avant|des sectaires animés du désir d'i-
désué vint, les portes ét int ak | POUF pers iader au monde que Dienu|miter le gouvernement irancals,
mMées, #t, paraissant au milieu | t les hommes sont intéressés à la| ceux-là nes autoriseront-ils pas de
d'eux, il leur dit: La mpnix soit! léfaite de la France la victoire qu il fera sienne pour
avec vous. Il dit ensuite à Thomas | Disons tout de suite que malheu-|dire: ‘‘V ous voyez bien! Le gou-
Mettez ici votre doigt, et considé [reusement, l'attitude de notre gou- vernement français affichait une
rez mes Mains; approchez aussi | Y2rnement donne crédit à une telle|sorte d athéisme pratique et ce-
votre main, et mettez-la dans mon l0biection. La neutralité religieuse| pendant la victoire s’est rangée
côté, et ne soyez pas incrédule, | 10€; Comme la plupart des gouver-|sous ses drapeaux F Oni, il * 4
mais fidèle, Thomas lui rénor lit .|nements modernes. il se trouve par|aura des gens qui raisonneront ain-
avez cru, Thomas, Tui dit
parce que vous m’avez
Jésus.
vu ; heureux
ceux oui n'ont point vu et qui ont
eru. Jésus a fait encore en présen
ce de ses disciples beaucoun d'au-
tres miracles qui ne &ont pas rap.
porté dans ce livre, M \11S Ceux-0i
ont été écrits afin ane
vons Croviez
que Jésus est le Fils de Dieu,
qu'en croyant vous ayez la vie en
son nom k
À
RESURRECTION
‘Le { hrist notre espérance
ressuseit réjouissez-vous |’?
C'est par ces parole que lÎa
Sainte Eglise salue le beau jour de
Pâques, en invitant les chrét
à la joie
C'est une pi role de foi et d'«
pérance! Où est la vraie raison
de la joie du jour de Pâques,
car c'est vri dunent un Jour J YEUX.
La vraie raison se tro ive lans
notre foi et notre espérance, Nous
croyons que Jésus-Christ est res-
suscite ecomnit l'avait «a ice
pendant s e mortelle, Nous som
mes en L'an 1917, Cela veut dire
qu'il Y'a 1917 ( rrand
fait s'est ac in lait tellement}!
étonnant, tellement ‘rveilleux et
en méime temps si absolument cer.
tain que le monde s'est cor une ar-
rêté un instant pour considérs
DR ile. ! Lis soon
grue b y nro.
ilesses arc, laissant de côt TE*
passé, il a commencé à dater ses
années d'existence de l'accomolis
sement de ce grand fait ?
Al sus est
nous! Mais tout en nous réjouis.
sant ici-bas, il ne faut pas oublier
l’autre parole de la Sainte Egli
en ce grand jour de Pâques. C'est
une parole d'espérance
Le Chr x
ressuscité, ”?
Mon esp nm quoi consis-
tet-elle? E tte assurance q
nous donne Jésus-Christ par sa
passion et s:; : Î
plus par sa nromesse forme
suscite,
se
mon espérance est
1
la prière qu'Il en a fait à son Pèr
qu'il veut nous prendre avec 1
‘#Père saint, ceux que vous m'’a
vez donnés, je veux qu'ils soient
avec moi, ”’’
On se réjouit dans notre société!
manitobaine au grand jour de PÂ.-
ques, et.on a raison; notre
n'est-elle pas une société qui croit
à la divinité de Jésus-Christ ?
On jette sur les écrans des rues
de belles figures du Christ ; Hwem-
ble qu'on veut dire à la fonlé qui
passe et qui, hélas! ne sonke guè.
re à Celui qui est la cause de ja
joie de Pâques :
‘Regardez, en haut les coeurs.’
Et pendant qu'une élite veut
ainsi élever les coeurs ver
qui est notre salut et notre j
ceux qui représentent l'aut
de Dieu au milieu de nous, nos gou-
vernante, s'efforcent d'arracher
du coeur des enfants la connuaissan
ce du Christ pour la ruiner plus
eûrement dans l'âme des adultes
N'est-ce pas
par trop cruelle?!
Le hean jour de Pâanes
société
>ritt
faire une oeuvre
jour de
s| victoire de la
ec! des athées v est
|
|
1
|
Il
!
d'e
les circonstances amené à observer,
|
|
{sir entre les religions, mais
peut bien l'obliger à ne pas choi-|
nulle.
ment à passer Dieu sous silence
ei, c’est bien sûr.
Voïei quelques milliers d'’an-
nées, au témoignage de Ja Sainte
Ecriture, que les hommes
Or, seul de tous les gouvernements
]
nous en souffrons et
16, nous con-
damnons énergiquement cette dou-
loureuse et coupable abstention.
Nous croyons même qu'elle est
en partie la cause des maux que
nous supportons et du long retard
de Ja victoire
L2 LL La
Ceci dit, faut-il
‘4 vi
e viet
en conclure que
oire Dieu nous la refuse.
ra, ou que, S’Il nous l'accorde, 11!
ravaillera Lui-même pour la cau-|
se de l’athéisme ? |
Non, Ce serait a
: Le
1881 inal raison-
(rouvernement |
ner que de dire
à : |
lu monde, il s’abetient en toute oc-!
est-il arivé de fâcheux ?’’ Et pour-
|tant, Dieu continue à ne pas punir
immédiatement et dès ici-bas. tous
les pécheurs, même cenx qui boi-
vent l'iniquité comme l'eau.
D'ailleurs, regardons un peu de
l’autre côté. Voilà des gouverne-
ments, voilà des hommes qui ont
foulé aux pieds les traités et les
serments les plus solennels, qui.
[les uns par leurs ordres, les autres
{par leurs aftes, ont massacré
et
martyrisé non-combattants,
faibles et innocents. souillé et mu-
‘ilé des femmes et des enfants, ré-
tabli les pratiques de l'esclavage
antique pour de malheureuses pa-
pulations déportées, et ces gouver-
nements et ces hommes ont invoqué
des
préparé li
e peuple francais s'était |
1 grande partie laissé leurrer par |
français n'avait pas
les rêves de l'internationalisme et |
paix la |
! 1
1e |
done,
perpétuelle ;
à serait
cel
France
*e et du pacifisme.
fait malgré quelque
pas
évoy a
Ce qui est
‘“hose ne peut être
| € proclamé
fait par ce quelque chose
La victoire de la France, dont
aujourd'hui la certi-
iorale, ne sera la victoire ni
l'inprévoyance, ni du pacifis-
lle
t 1€
me, ni} de l’athéisme : la
DEN
sera
la France telle qu'elle
* ses qualités et ses défauts
is grave, le plus déplo-
|
rable, serait l’athéisme, à suppo-
| France est athée?
Non mille fois non!
La France n’est pas athée, Dans
quell: mesure la majorité des Fran-
çcais est sttachée à une religion
positive, dans quelle mesure elle
wst catholique, je
encore et
le dirai dans le
| prochuin chapitre, Mais ce que je
| puis affirmer, c'est que le nornbre
infune
Quelques hommes politiques ap-
| À
| partenant aux partis qui se quali-
| fient d’avancés, probablement par-
*e qu'ils s'attachent à des errevrs
monde, font
« : PT
profession «à athéis-
« :
L Les comme 1e
bruyamment
me et entraînent à leur suite un
certain nombre de pauvres dunes
un petit lot de savants matérialis.
tes, quelques paysans en deux on
{trois régions fort peu étendues, et
c'est tout. ‘
Mon ministère ecclésiastique
m'a conduit dans tous les milieux :
avant d'être prêtre, j'ai 16 année
[durant accompagné mon père le sn-
vant économiste, dans les voyager
avête qu'il poursuivait sur l'é
tat des populations agricoles de la
| France ; depuis la guerre, j'ai cau-
sé avec plusieurs centaines de iles-
de
on-
|sés venant de tous les points
notre ys, cultivateurs
et
riers; personnellement j
n'ai
+}
| PAS rencon un seu: utnee
Parmi les populations qui pas-
sent peu! les plus irreligienses êt
dont les votes vont en général aux
ralicaux-socia reconnu
À tomt le maine ecrovar
|
+ que la France fût athée.
4 . «+
| Mais de ce que le Gouvernement
-|[ français ne prononce pas le nom
| de Dieu, faut-il conclure que la
|
Î
istes, j
lee
al
COR De
casion, non seulement de recourir
à Dieu par la prière, mais mème de|
le nommer, Nous en somines humi-|
Île nom de Dieu!
Vous qui craignez si fort que
d’autres ne S’'autorisent de l'’a-
théïsme officiel du gouvernement
français, si la France est victo-
, ne redoutez-vous pas qu'on
ne s’autorise atrocités
commises pour prétendre que Dieu
les permet et les couronne ? Et done
is n’en commettent enco-
re davantage et que les autres, au
et ne
: ‘Puisque de telles abo-
minations sont possibles et demeu-
rent jimpunies, c’est que Dieu
n'existe pas, ou qu'il ne s'occupe
pas des affaires humaines !’?
L] LL :
Ts
aussi des
que les ui
n
contraire, ne se scandalisent
déclarent
Laissons donc Dieu agir comme
Il l'entend et sus pt ndre avec mi-
séricorde son jugement sur les
hommes coupables.
Ne disons pas, les uns: la vie-
toire de la France serait celle de
l’athéïisme : les autres: la victoire
de l'Allemagne celle du crime tri-
omphant.
Disons: la victoire sera la ré.
compense des qualités et des efforts
des uns ou des autres, malgré
leurs fautes et leurs défauts : elle
sera la suite d’une volonté ou d'’u-
ne permission divine sur cette épo-
que de l’histoire du monde, où de
tragiques événements nous font
entrer, Quant aux hommes qui
l’auront remportée ou ne l’auront
vas cbtenue, ils seront jugés les uns
et les autres, selon leurs mérites
st pour l'éternité.
Telle est le vérité philosonhique
morale et religieuse; tout homme
de bon sens et de sens chrétien ne
re pas d'en ennvernir,
Mgr A. Baudrillart,
RD
. SONHEUR AU FOYER
—
an
A :ment d'entrer dans l'état
re, Vous vous sentez in-
} \ est à votre vieille tante
] lemandez le secret d'y
vi heureuse. Je trouverai, je l'es
père, ‘5 ues expériences de
= nnées, les conseils qui
conviennent à vos vingt ans, ét
dan: mon affection pour vous, le
ou age de vous les dire avec fran-
chise
Adée, le bonheur parfait n'est
A:
{pas un produit de nôtre planète Je
ee eee grd FT
M
MS
dd
S &-
crient: ‘‘J'ai péché et que m'en!
propreté, ce brillant de la pe-
sa cellule, ce sera regrettable pour
lui, par un temps froid; personne
pourtant ne l'inquiétera. Mais
qu'un conjoint, en mauvaise hu-
meur, brise les meubles de la com-
mune propriété matrimoniale,
holà!
Adée, je vous connais comme
mes yeux et je sais que vous passez
Ilestement de la bonne à la mau-
|vaise humeur, et vice versa.
{Quand Adée est en bonne humeur
elle veut du bien à toute la créa-
|tion, elle est impérieusement sou-
|riante, expansive, conquérante; et
‘j'aime à être-dansde rayonnement
de cette sainte contagion, Mais
comme je reconnais vite aussi la
mauvaise humeur d'Adée à certain
plissement du front et de l’arcade
des yeux, d'où jailliraient d'impa-
ltientes étincelles si, moi, toute tan-
te que je suis, j'allais alors folâ-
trer sur vos terrains. Comme beau-
coup de jeunes filles de votre épo-
que et de votre pays, vous êtes ner-
| veuse et impressionnable, plus que
inous ne l’éticns à notre époque.
| Vous faites vite et bien de l’élec-
itricité. Adée, il vous faut réduire
votre potentiel électrique en con-
quérant la bonne humeur, l’inva-
“riable bonne humeur. En médeci-
ne, j'opine que les contraires se
guérissent par des contraires. Ma
recette pour guérir la inauvaise
|humeur est très simple. Elle se ré-
|duit à une triple hygiène du corps,
|du coeur et de la vie. Je ne m'ex-
pique la mauvaise humeur passa-
gère où constante d'excellentes
gens de mon voisinage que par un
vice de digestion et un surmenage
| de ieurs nerfs. L'hygiène du corps,
n'est-il pas vrai, en leur rendant la
santé, ramènera aussi la bonne hu-
meur, L'’hygiène du coeur, en n’y
laissant grandir que des affections
voulues de Dieu, empêche la tris-
tesse et le remords d’y entrer: il
est facilement optimiste et c'est là,
[la bonne humeur. L'hygiène de la
vie, c'est l’accomplissement du de-
voir juurnalier. Pour vous, ce sera
le soin du ménage, l'ordre détaillé,
hiérarchique de vos biens mobi-
liers, depuis l’album précieux et
les argenteries jusqu'à l’épousset-
te, jusqu'au vulgaire balai. Cro-
|yez-moi, eroyez votre expérience ;
tite bonbonnère qui sera vatre chez
vous est un optimisme des choses
qui suggestionne l'optimisme de
l'âme. Vous accepterez cette re-
cette pour l’amour de la bonne hu-
meur.,
La bonne humieur établie en
vous, vous seriez assurée contre
vous-même, Vous n'aurez pas une
seule tentation de troubler cette
heureuse paix. La défection ne
pourrait venir que de Donatien
Adrienne, elle triompherait de cet
te velléité d'escarmouche par l'i-
nertie déconcertante de 6a bonne
humeur, et il ne resterait dans le
coeur de ce bon garçon de mari
qu'un grand remords et un grand
désir de pardon. Et, je vous le ju-
re, il ne recommencerait pas sou-
vent. Victoire facile, vietoire de
la bonne humeur. ÆEtudions, si
vous le voulez, un ces possible. Je
suppose que, à la faveur dam.
née d'un ragoût trop salé, et le
diable aidant, vous voyiez le front
de Donatien s’aesombrir en tem-
61
‘*J'ai été maladroite'’,
‘Je vous promets réparation
dessert, qui est mon chef-d'oeuvre,
jusqu'à ce jour. '’ L'exemple choi-
ei vous fait rive. Je suis sérieuse,
moi, De grands éclats et de gran-
des esclandres ont eu souvent pour
départ des enfantillages de cette
sorte. En tout cas, une attitude eal-
me, douce, bienveillante quand
même, et qui s'appuie sur la royale
et maitresse volonté, quel efficace
et excellent brise-colère! Je sais
que plusieurs lectrices de romans
ne sont pas habituées à ce genre
d'héroïsme. Les héroïnes de romans
sont de fortes têtes qui savent se
cacher et faire des éclats. Soit
L'épouse chrétienne connaît «un
courage plus grand que de résis-
ter à son mari; elle résiste à ses
impressions et ce courage qui se|
renonce est toujours le même qui
se dévoue, se dépense aux soins de
la famille, et ne tourne le dos à au-
eun devoir.
Adée, ne transposons pas le ro-
man, dans notre vie chrétienne.
Soyons telles avant, telles après le
mariage. Que penser de ces jeunes
filles, toutes suavité et toute mi-
gnardise au temps de la fréquen-
tation et qui cèdent aux premières
yagues de mauvaise humeur dans
la vie du ménage? Elles ne tarde-
ront pas à impatienter le mari et
l’amèneront à des réflexions com-
me celles-ci: ‘Ah! tu veux savoir
si je puis être désagréable moi aus-
si, Tu le sauras, ma mie.’” Et cela
commence de part ct d'autre: pra-
tique de l'esprit de contradetion,
mises au point inutiles et sèches,
échange de compliments nouveau
genre, petites bouderies, longues
bouderies,-très longues boudéries,
prises de bec compassées et solen-
nelles, puis fulgurantes et préci-
pitées, puis la guerre, la vraie
guerre 1914, guerre de tranchées,
desquelles s’entre-croisent des vo-
lées d’injures, même des tisonniers
et des fers à repasser, quand le
tempéramment et l'éducation y in-
elinent déjà. 11 n’y a plus de plai-
sir au foyer; l’homme en cherche
ailleurs, l’épouse est tentée d'en
faire autant; et c’est l’abîme que
l’on côtoie de part et d’autre!...
Une rupture entre amoureux, c’est
très souvent une bagatelle ; on peut
chercher ailleurs ; une rupture en-
tre financés, cela est grave. Il y a
des causes pourtant qui peuvent
la justifier devant la conscience.
Mais une rupture de l’indissoluble
mariage chrétien, grand Dieu!
mais la triste destinée faite à cette
innocente victime qui repose dans
son berceau! mais les haines et les
mépris, les révoltes et les hontes
de cet enfant à l'éveil de sa raison,
il apprendra tout!.., Observa-
tions d’une grand'mère et d’une
vieille tante, Croyez, Adée, que je
ne veux rien exagérer, Ce lugubre
tableau ne vient ici que pour vous
instruire, et vous ne trouverez dans
cette leçon qu'un stimulant d’être
bonne et non une prophétie, de
malheur, car vous êtes gagnée à
la cause de la bonne humeur.
Cette bonne humeur doit cou-
ronner la vie conjugale par la cor-
diale bienveillance, Adée, j'ai
peur des ciels d'orage et de la fou-
dre qui éclate au-dessus de ma tête.
Mais je me fatigue vite du calme
plat et de l’uniformité terne des
ciels gris. 11 me faut du soleil. A
votre Donatien aussi il faudra du
soleil. C’est vous, Adée, qui bai.
gnerez l'intérieur du foyer du
rayonnement de votre sourire, En
matière de causerie, d'étiquette.
d'à propos, de bon goût, de fines-
se, d'habile et innocente diploma.
tie, vous êtes sans rivale, Servez-
vous de ces talents pour faire à
“otre Donatien une vie dorée, Gâ-
*ez-le sans relâche d'agréables sur-
prises. Prenez-le par votre accueil
rordial et votre déférence. -Cedi
est une parole d'Eeriture : ‘Epou.
ses, obéissez à vos maris,’ L’au.
torité est un droit divinement con.
cédé à l'époux; l’obéissance doit
être pour l'épouse uu devoir joyeu-
sement accepté, Et encore, le ma-
riage est une expédition en pays
lointains. Embarqués sur la rive de
nos vingt ans, nous débarquerons
sur la rive de l'après-vie. Dans ce
voyage au long cours, il faut un
capitaine. Faisons valoir, nous,
notre titre de noble et indispensa-
ble compagne. Toujours réservée,
toujours discrète, toujours écono-
ou encore : |
au !
|
|
|
Î
|
|
|
|
Î
de l'oeil. .
Marebez ferme, prenez les jours |
comme ils viendront. La terre, de-!
puis votre mariage, tournera tou-|
jours dans le même sens. Elle sera
toujours la vallée de larmes. Mais
dans cette vallée de larmes Dieu a
fait naître de jolies fleurs: elles
vous sourient. Cueillez-les toutes,
et animez leur sourire muet de vo.!
tre sourire idéal et parlant. Adte, |
Adée, souriez toujours, comme une |
sainte.
Tante Denise,
PANIERS" CT EEE
ENCORE LA RELIGION A
L'ECOLE
(Le Patriote de l'Ouest)
Il y a quelques jours, on a dis-
cuté dans une église méthodiste
de Régina cette question aussi im-
portante que délicate de l'ensei.
|gnement religieux dans les écoles.
|
[Quelques-uns des orateurs ont ap-
prouvé notre manière de voir:
d’autres l’ont fortement condam-
née.
Au nombre de ces derniers, l'un
a poussé la délicatesse jusqu'à dire
que la Province de Québec était
la seule province du Dominion où
on parlait de Dieu aux enfants
dans les écoles, et aussi elle était
la seule province où on vendait lé.
gaiement de la boisson, où la loyau-
té faisait défaut, la seule qui était
rebelle au progrès dont touts es
autres sont si friandes.
Or cet homme ne sait done pas
que la Province de Québec n’a pas
besoin absolument de loi de pro-
hibition pour pratiquer la tempé-
rance, qu'elle a toujours. été et
qu'elle est encore la plus tempé-
rante de toutes les provinces du
Dominion.
On a enseigné àses citoyens,
quand ils étaient enfants, à aimer
Dieu, à suivre ses commandements.
à pratiquer les vertus qu'il a pré-
chées et dont il a donné l'exemple.
Aussi ces vertus, ils les aiment, et
comme la tempérance en est une
importante, ils la pratiquent et ils
n’ont pas besoin que J'Etat vienne
les forcer à s’v motitter fidèles
comme il est obligé de le faire
dans les autres provinces où on ne
forme pas les enfants dans les éco-
les à connaître leurs devoirs, où on
ne leur donne pas le goût de les
remplir,
Cet orateur aimerait peut-être
à savoir ce que l’on gagne, dans
la province de Québec, à donner
l’enseignement religieux aux en-
fants dans les écoles.
Cet enseignement fait que la
criminalité dans la province de
Québec est beaucoup moindre que
dans toutes les autres province:
du Dominion; la natalité y est
beaucoup plus forte qu'ailleurs,
les divorces y sont à peu près in-
connus; le peuple y est plus reli-
gieux, plus moral, plus paisible.
par conséquent plus content de son
sort et plus heureux.
Que notre concitoyen et ceux qui
pensent comme lui étudient lee
statistiques données chaque année
par le Gouvernement fédéral. Ile
y verront que la proportion des
condamnations par 10,000 habi-
tants dans la Province de Québec
est de 10.2 et dans ja Province
d'Ontario de 23,4,
Pendant les &ix dernières an-
nées, il y a eu quatorze condamna-
tions à la peine capitale dans Qué-
bec tandis qu'Ostario peut se van-
ter d'’er, avoir eu trente-huit :.
De plus, il serait facile de pron
ver que sur ces condamnations en-
registrées dans les greffes de 12
vour erimmuelle de la province de
Québec, un grand nombre ont étf
mfligées à des oiseaux de passage
des émigrés non naturaliés, com-
me il y en a toujours en abondan-
ce dans des villes comme Montréal
et Quéhee. k
Pendant la décade de 1901 à
1911, la population rurale de la
Province de Québec. à, augmenté
de 45,000 tandis que celle d'Onta-
trio a diminué de plus de 52,000.
Le taux de la natalité dans 12
province de Québec est au moins
de 38 par mille habitants et de 22
dans Ontario.
Voyons ce que les Etats-Unis
ont gagné à chasser Dieu de leurs
écoles. Aujourd'hui ils ont près d
soixante millions de personnes qui
affirment ne fréquenter aucune
église, qui ne pratiquent aucune
religion, c'est-à-dire près de soi-
xante millions de payens, de gens
qui ne croient plus à rien. Ans&i i)
faut voir les statistiques de la eri-
minalité dans notre pays voisin.
pête Adfe! Adée! cette seconde me, toujours prudente toujoure |Mettons Dien à la norte des écoles
pa dr
j ; sr is sd DA at an x A at Lt ù ME AR
CE pe NE PAP RD AAA PS M HSE TH x ’ mo
!
d'un bonheur est précieuse dans votre vie. Gare|douce, d'invariable bonne hu-let nous arriverons au même résul.
] électrique !| meur et d'invariable bienveillan-!
de votre cons-|ce, fous appelleriez d'irrésistibles |
eienee lancez tin eri d'appel à vosiretours de Donatien
tt
ai.
YŸ gagnerons-nous ?
We
Notre orateur a été aussi trompé
par ce qu'il a lu, où r deux ans,
dans des journaux fanatiquesssur
le manque d'enthousiasme des Ca-
nadiens français pour la guerre,
leur froideur à l'égard du recru-
tement, leurs sentiments déloyaux.
D'abord si cette froideur et cet-
te déloyauté se sont vraiment ma-
nifestées, à qui cela est-il dû?
Si le Gouvernement d'Ontario
n'avait pas, injustement et sans
| générosité, supprimé les privilèges
scolaires des Canadiens français,
ceux-ci auraient été portés à mon-
trer plus d'enthousiasme pour Île
recrutement, Quand bien même ils
n'auraient eu aueun titre légal à
la reconnaissance de l'enseigne-
ment bilingue, le simple bon sens
ne conseillait-il pas aux hommes
publies l'opportunité de eonces-
sions, dans les jours comme ceux
lesquels nous passons, dans une co-
lanie où 3,300,000 Anglais sont ap-
pelés à vivre à côté de 2,500,000
Canadiens français ?
Puis ces Canadiens français li-
sent tous les jours dans des jour-
naux fanatiques qu'ils ne font pas
leur part, qu'ils sont déloyaux,
au'ilsméritent d'être ostracisés,
Est-ce en leur disant des injures,
des injures non méritées, qu’on
pense les enthousiasmer et les pous-
ser à aller se battre à côté de ceux
qui les méprisent?
De plus, il faut remarquer que
e Canadien français est attaché
au sol, qu’il est fidèle à l’agricul-
ture, que la population rurale de
la province de Québec est beau-
coup plus forte que la population
urbaine et que le recrutement se
fait plus facilement dans les villes
que dans les campagnes; que les.
Canadiens français des campagnes
âgés de vingt-cinq ans sont tous
mariéset que la plupart sont déjà
à la tête de cinq ou six enfants et
qu'ils servent la patrie en eulti-
vant leurs fermes avee soin et
succès,
Il faut tenir compte de ces cir-
constances quand on veut porter
un jugement honnête sur leur dit
nière d'agir. J
Tout de même, en dépit des in-
sultes dont les couvrent des gens
qui ne les connaissent pas, ils ont
fait leur devoir.
Un correspondant du Citizen
d'Ottawa affirme uvoir étudié les
statistiques du Désartement de la
Milice et pouvoir affirmer, en pre-
nant le recensement de 1911 pour
base de ses calculs, que les Cana-
diens français se sont enrôlés dans
la proportion de i.7 pour cent pen-
dant que les Anglais nés au Cana-
da se sont enrôlés dans la propor-
tion de 1.9 pour cent.
D'après ce correspondant, des
statistiques irréfutables établis-
sent que les Canadiens francais ont
jusqu'ici payé ieur quote-part en
hommes et en argent.
Cela n’empéchera pas des ci-
toyens qui se laissent aveugler par
le fanatisme, des journaux qui ne
se renseignent pas, de lancer en-
core des aceusations fausses contre
des concitoyens qui ont droit à
leur respect, qui aiment leur pays
et qui le servent fidèlement.
Au lieu de semer ainsi la divi-
sion, ces hommes ne feraient-ils
pas mieux de travailler à unir des
mtovens appelés à vivre ensemble
sous le drapean qui nous protège,
Au lieu de reproduire avec plai-
sir ces nouvelles à sensations, ces
renseignements faux sur la men-
talité, sur la conduite des habi-
tants de la province de Québec, nos
journaux ne feraient-ils pas oeu-
vre plus patriotique en faisant
comprendre à ceux de leurs lee-
teurs pour qui le journal est le li.
vre de l'Evangile, que leurs conei-
toyens de Québec ont quelques
qualités, que leur province est pro-
bablement la plus prospète, certai-
nement la plus morale, la plus eul-
tivée du Dominion.
Ces journaux pourraient ajouter
que cette province doit cela à l’es-
prit religieux qui d’éelaire, aux
qui animent tous ses habitants;
que ce bon esprit et que ces nobles
sentiments viennent de l'enseigne.
ment religieux donné dans les 6e0-
les aux enfants quisont les hommes
de l'avenir,
Attaqué par l'asthme, — Le
remier symptôme inquiétant e’est
se fait plus désespérée. Le sou-
lagement qu'apporte dans de
reils cas le remède du docteur Kel-
logg contre l'asthme ne semble
ea nus que net Le sou-
agement est rapide et l'attaque
est tôt maîtrisée. L'asthmatique
qui a constaté la valeur de ce re.
m vente partout
re
sentiments foncièrement chrétiens
suffocation qui d'heure en heu- :
mède ne veut jamais p'ep_priver. ,;
1 BP
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bntnndinrsns, ne ne ah
… + ES PA 2e ve none an DONNE A nd Be | ma nb A no rt rs ‘
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; à LA LIBERTE Wiantpes, Man, 11 avril 1919 Œ
: en » t
pour les bestiaux. Sans doute tont | pendant deux ans seulement, pui ie: ‘eau du sol Ii y «, dans l'Ouest {eye par les vents et l'ameublis., d'été et qui est employée en mè.
utou 1e a e e : a bien tant qu'il y à euffisami nent | de les Iabourer. En adopta ant un! du Canada, de grandes régions où [sement poussé trop loin augmente | me pât irage doit u
” 1 * terrains vacants que l'on peut |assoiement qui compr end une la ques le l'eau est beaucoup | | danger. Lorsque la folle avoine |! être dents ou déchaumée l'au-
PES 14 4 s Ître sans frais, mais | née de foin et ine at ée de pä lus import la product st ls mauvaise herb pi incipale, | tomne pré lent où au commence.
jdès qu'ur triet se eolomise et|rage, on peut obtenir sur une tér.| des es. Mi dane les me | pâturage est un moyen plas ef. lu printemps, si cela est pos-
CULTURE MIXTE ique la plupart terre est em-|re qui à té ensemencée l'année! leurs moments, provision d'eeu à ù he aué | < façons enco u A
| yée, il faut se procurer des pâ-!nrécédente, une colte de fo rest je p grande et dans! L ement enco mauvaises herbes à pousser et dot
D TE AE t ges | 1 terre iue enl'ine saison et uw irag SAi- | certaines-s le g « & | te mafaise herbe À germer, nent un pâturage hâtif. On la la
Je suis trop pauvre { ee coûte |son suivante. Si l'eau a ét conser-| restes &e ] st C’est une er-| lis que la couche de terre sèche | bourse alors comme une jachère \
x ë Rail L Los die peut}vee iDS 1€S SAISONS pr ientes les j D iée par les binages, surtout, si | dinaire | À
Souvent! € che ce gerrs en « n “ille la I \'H ù n l | et que 14 seche * est pas troplres d dans les territoires de « | est très ble, prévient & | pouces ;
routine in « M " - 4 re : : îtr ln he ex wue, : peut htc : chaau: y ‘ Q ke | dé e miét : ‘| an F “ g . ion puis on *
mixte, Je peux à peine, « : t toute s terre en blé, pa ha ‘e su d'émemesir : 9 y 0 à ae P Apte, dog ps | s ssi Qq | voine | pet i
més intérêts Qui er . e es deux | . li J s doute d ceel ve d’ur terr t Or VO à L i X ent pat ige, elle !si € est 1
cbnte norrz « £ y : ( fera vivre tions, A : pris S 1 D 16 1AT : . qe de ‘ 1 re | s S ( n &S \ ete
famille quand je dénenser TR? k ater « Le ; Mi. à sa el ner reset À db te à s. La « 'ousse apres etre coup Lors aure
\; ’ j'ai 1 ! octiiée de 1 néviniai : DO . ou hs " De ta de te | le Huetin de: Li 1 lies ivett
semence cd erné. 1" le blé! M HI£ de à Ki be urass de 1'0 t et trèfle rou be A pi . pe Le la!
dert er ert É : . ‘ 1 it * >? { ; eut Re pro 14 n é et ro? le { & Les À ges u v peut pla : eu] RS
des en seme! ne : e des semence t 1! Mais chaque «|reuvent etre employés également. 8, lest les I Ce n'est en effet aue pat des! Epargnez à l'enfant la so
teirMes par E * eriez fort € | : | e la rée, « Dans ssolement sémont | } ‘ suratoires persistantes et très | france des vers en lui donnant Îes
rassé de #? " ” we le & se ss s s 4 | nolètes au p détruire Écdre es de Miller contre les vers,
Mo ; # 1 4 et 5 “oit << t| s herbes et la terre teilleur vermifuge x lou puisse
tes m'ont été né dites bn £a L t ‘ vs nt | m L ré ‘ y À nous € pas a 1 au “ali. D | vù elles &t vent doit être t iue trouver + contr ces dan ux ad |
D'abord t y 100 ; . ont e reécoite de Toïn « ai} 108 d - s, €L speci Ù "| 1€ tout l'été, Cependant, lors- versa es de la sant des Ut
d #4 tr M et du elles se rencontrent par en |fants. Rien ne vaut mieux que ce
bien p : 1 « , ] : ‘1 il } | ed
] 1 \ \ « tous les dis-|fle rouge, et s e pâturage | jet seconda lroits, il est alors possible d'’em- ! remède comme exterminateur de |
pas vrai que y ’ (jure t et qui en| | , ? e trèfle. | de 14 ‘hé té, = but prin- yer comme paturage la plus|vers et e fois qu'on connaît sa Î
n'en sera « me le t te IT sais s int hamp est | ipal est de truire les ivaises | gr 1 tendue du champ, ti | l’on ne sait plus s'en pas-
M & « ‘ 0 # g P rmé « 1) s cet reg si les | cuit l spé ‘ment ces Re r, Ce remède vaut par lui-mê:
td ? ! p ! in À Ce : tu-|la plus grande ] de zet “TE sf dite | iroits infestés jet n’a besoin du secours d'aucune
dant \ 2 DDOrt ét i ) t pou icoup plus vi- g ‘eus t pli es, i tre médecine pour produire son
li. ’ ? “ S d : ce « i “lt » à nent ç 7 ter une quantité tr p| Ï érre qui est t 1e en ja 1 A
né ii fe t 2. ) 4 k , x , 7 " ef £ j # n fes } id
mixte «4 ae 1 Le ; t ” ” 1} | P : c s" 4 . 7 DA È Le y : y à _ = rés :
p ï F ! | f Ou { { { { l rant { s senli.let p *on'sequet es recoites ver- — ——— _— = en ns ve _— . . te
, cela de t | e de pluie. D ve le pétgrag s que sent \ ent de pauvres résul CR
Vous n ‘ t 2 { + à ' n ont « M à up voisin d {tuts, D éme une bo e partie d pr
Wie desurers * à # ba réantés \f | ver l’eau du sol|l’2s | cette t est en danger d ba Les plus hauts prix Retours prompts et
vous faut au 1! ett t , “ | t ssp | :
doné 10 à 1: Es 4 V1 : | « ne à le mêmol Plantes pour pâturage annuel | memes obtenus satisfaisants
ni à 19 l le le 6 d ( ( do l St pas de eme | | y js {
pe | ° ’ ‘ TATE : Li E) L] []
au moin ) b 4 ; , ent 0 ‘ o)t 1 u ( e 14 etai, 0 [L supDle é 1 e del 3 '
“gré er, e oi vivre de l'eau qu'il reçoit et|phturage à nee DT Comptoir Agricole, ‘Limited
PA 11 e stiInez « ue } e U | ; "+ Le
votre semence est atts t ] , vendez-la et, pour v | nl à r$ serve, E eh s t co ,
j ‘ , fe à À » 1€ irage per } |
que vous en retirerez, achetez-en de bonne. Faites ‘‘l'épreuve’’ de d . 3 Le eu LES SEULS CANADIENS-FRANCAIS COURTIERS EN |
vi semence d ine et d’org N'attendez pas trop pour | récolti \ j ce but, ell GRAIN DANS L'OUEST CANADIEN |
lus on sème tard, : “ pe |
Mais j'ai d ù id du | l'en même temps de récolte net-| 42 pouces rh Avances généreuses sur les connaissements. |
; F « * R'4 É #4 L 0 ++ à se L: OS sus M « 1!
| Le : ne v ‘ +. vous ' | pr ù e. U POUN IR POST N VOUL| 4 66 4R Douoss . x PEUR :, | BILL OF LADING] |
toyer. s détruiront les maux he r} rniront de gras pâtu.| à ent His sur |imno it à partir de la fin d'avrillées . à FAT à à |
! sde ing Ds: | | | jusqu'à la mi-juidet. Elle est prête : et 16 pouces .......... À Lg 1 y a profit à confier son grain à des courtiers qui ne vendant |
ages, un fourrage rondant de : ) p eur au foih que 8 | , + ro air SU Ve UN 1 "Ai ouces RO AS ER APR: À s à à F à |
és chercher { A A [1 ch e-là ç pâturée de cinq à sept se. |” P qu'à commission prendront un intérêt tout
wrez 101 ‘ } et qui vo evil es che | in : do Fe A ” 8 * re 9 : ! = :
Out. ou PCA EE | | iwrir une très grande] es après les semis. On peut PORT DU WINNIPEG particulier à vos affaires
" " : u 1 | " | | lis + ju 1 1 Sen î lo vol a si la terre est ! ñ 0 e ‘
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pour faire une culture comme In vôtre Ce qui coûte cher et très|,. : ER ; À ‘hement, pour en- |
cher, ce n'est -pas de faire une culture pavante, mais de faire une L 1. sv? à ESS ANNE éd | 'ALUPAR ? Pr f AIN 4 V4 lever la poussière É BLE | és A | M me À
Le, Fe Por . Re: tur, Mmaproduetif. ine est] ous ee 1 ipport, et à ju ti itre. } kr. des boiseries et No 1 Nord. 21074 | 19574 d. 19574 | 19574
, quture com SR AEEe 24. MM. COUR ON ICS gens QUI SONT devenus |'ogile At trés persistante, genan-! emploie souvent de l’orge et du blc des meubles, À | | | |
4 pauvres à récolter de mauvais erbes et à passer leurs hivers àlte si la terre doit être labourée & langés avec de l'avoine. C'est Les deux: $1.25 No 2 Nord,.! 206% | 193% |! 193% 19374
» d À : : ne : \ : #12 No 2'1 FES s | 9 Un
pe charroyer du f ür, D'aut € isant de vraie culture er d'ur autre récolte jine qui donne la sh la | M. VS. GUILB | Il | | [
à sont créé de très beaux revenus ils profitent de leur travail de l’ét n ex Fab vid eunHrue et on bovins sem- VE No 3 Nord. .! 20058 | Spécial | 190% | 1887% | 1887%
D ét rail d'Éiver nioina tue nine à Sr inner ) aturag l’o 1 \ préfér à toute auti est toujours à la disposition des | | |
* s , RS Li , De dv love don 44 : +
hour d'argent. Je c AE ere PEU SSSR Hate dis DT ) dans l'Oue semiant ur ale pour pâtu- clients de langue française. No 4 Nord..l 19074 1! 907% | 704 757% À #n7
| U 1 1) + et 1 : | , | 1, | s $ 19% 108 107%
nt : dé £ | D s t hi ace 1! est on L'emr ver
à avril au-delà de #200 par mois nent p elait. Ils ont vendu | es pr. R ls nie ERA AE es LP 1v PROPRES ASHDOWN | | | |
2 en plus des pores et des bêtt on s AN À tot va HIS on ge qua itité u si nee | Le quincailler achalandé No 5 Nord,.| 171% | 171% | 1597 | |
* : < des ; de 1 , AV S À [qu on ne 1e Terait pour obten une | | | |
‘ Non, est ' e dites ' Le s etes trop pauvres pour | ons herbages car ils n produi- | É _Ce n’est pas trop | No 6 Nord | 1417 | 1283 |
faire une bonne { L ons cultivateurs vous répondront |sent p 7, Surtout vers la finlane d'appliquer quatre boisseaux = pe s | g |
toujours qu'ils ne sont pas assez riches ir euitiver comme vous. 1 A te et en auto 5 se On en ob-| l’avoine à l’acre el des quantités | Fourrage ..! 108 |
sé | de illeurs-résuitats en 1 S|proportionnelles d'orge et de blé. | a «
N.-C. JUTRAS, ptre, langeant le brome, mais | Une bonne plante en mélange avec | Viandes d bon Marché |
mm _— SeOUIS LS ne $s t pas satisfaisants. |l’avoine est le pois des cha np Le
[ Zern s Utile pour la pro-| pois ajoute beaucoup à la valeur![ Boeuf, Veau, Porc, Lard Salé,
LE BETAIL [Ve L 15 luction « l’est mas très sa- | du pâturage, il exerce en même Légumes, Oeufs
IM »1 1] l ( ne pian à päatu-!temps un effet bienfaisant sur les | E
| bé o ,
P ) €, Sa s pores. Elle est | récoltes, On reconnrande d'’ern- PICERIES |
[ploser un mélange de trois bois-|
|
» : A |
seaux a avoine et un boisse au de |
|
|
|
|
|
|
| Ordinuires et bons $&7 50 0 00 | \vi La t d'u :50/11a météorisatio O peut cepen-|pois à l’acre.
fl Taures Grasses, Choix Son, La tonn 4 UE lt la faire paitre par ces ani-| On pent semer à différentes da-
FAR
|
"| Prix $s,50 à $9,00!Gru. La tonn ..$32[ Maux mais à condiion de leur en[tes, stivant l'époque où on désire | néanllean des Ÿ No 2 four..| 65
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Ordinuires et bons 665.00 à $6.50!1} ; 100 livres, la même cho- là la destruction en la faisant paî-|que. En faisant un semis le ler
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Boeufs. ‘‘Oxen'’. ( Lécumes— age excellent pour les pores, | juillet, on aura une bonne pousse
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DECHARGE veut dire “déchargé” à l'élévateur terminus À Fort Wii.
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Veaux de choix., PURE he RReS k ._. #5.20/cultiver, 1] est bon d'avoir, près|nousse à l’étai sauvage sur les ta- | Norwood SAINT-BONIFACE INSPECTE veut dire “inspecté” par les inspecteurs du gouvernement
Légers $10.00 à $ILO0! Gruan "43 op|des bâtim ns, ! une petite étendue | ius des chemins et les animaux n'y à Winnipeg.
Veaux de choix. Lourds Peaux — ms ” [d’herbage*permanent où l’on peut | touchent pas tant qu'il y a d’au-
La cote pour le grain “tough”, “rejeté”, “smutty” est pour ce grain
Prix À 87.50 à #S.00 trtttrtrtttttttert:
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0 limot No 1 _#13.00 l'heure actuelle, le pâturage per-|les récoltes, à l'es
|
Gelios 18-— 1814, faire des enclos poor le bétail, met-|tres herbes à manger.’ Elle a un
déchargé.
Moutons de choix, Gras De mout . .35—$2.00 [76 168 ehes pendant la nuit, ete. | goût amer qui en éloigne le bétail, ï à ù
Prix . 59.50 à #10 00 Br s No 1 . 061 | Mais en dehorm de ces exc ptions,|ee goût est moins prononcé lors- Academie Ste-Marie IS
Agneaux de choix Gras H N » ' : re. ‘nz17 l'or e dev: ut pas établir de nâtu-lane la ant est Jeune 7 il se
4 au) 1. à 2 TOR GER PAR 0512 Ï nt aitu ] e est jeun nais i
Prix . $12.50 $13.00 I Brut 3 _os|rages permanents sur la bon: né| développe avec l’âge. Le mélilot Cote a la Fermeture
Laitières et taures $50 à #90 ; dans l'Ouest, car is lb lane peut avoir quelque valeur Crescentwood, Winnipeg, Man.
rtent pas assez comrae plante à pâturage, sur une
POOBUIES PLANTES À PATURAGE DANS ssolement à pâturage terre légère, mais À faut le faire
Prix du gros LES PROVINCES DES | pot à pORTRG paître lorsqu'il est jeune et on ne
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Sous la direction des Soeurs du
Baint-Nom de Jésus et Marie et
| Blé | Avoine Lin Orge
re P k Fa ; ES Pt, es : ss arfaitement équipé pour tous
, Oeufs— PRAIRIES _ Sur uns fer ne à cultur nixte, 7 se as compter sur Jui bien - travaux de collège. Cours de ñ
'rais pondus 1] les herbages de graminées et dellongtemps. ’ professorat une spécialité Mu- MR ii 20874 67% | 114 2811
urre— trèft Hivés en assolement avec ï JE e: Sos sique, dessin et peluture ensei- F” | de:
LES 10—,41| Par W. C. McKillican, B.S.A roles je Mat Sean Pâturage sur jachère d'été ps + avec rê et selon ue 2
. 1.2? " éd. . . , + . . jé ? pe .
nières méthodes. Exercices d'é- 657
locution et de diction sous la di-
De ferme .... i net a régisseur ix pâturages Dans! L'habitude d'employer la ja-
tetttttittitttttttte st
Saindoux— Brandon, Manitoba L première et lalehère d'été e n pâturage se déve. rection d'experts.
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Soeur Supérieure
liération principale est l’importan-
Viandes— 5 xte est appelée à résoudre dans! e tous les ans, La méthode la! dération princinel ;
+ ŒY Boeuf :.. k PE PAS 45!! Ouest est celle de pâturage | plus sage est donc de les eultiverlee relative de ia conservation de
ds ii ai iii é dé + à à *
téttititititéttés ++
su
2 ACER ve mem
ee
Province
BAINT-ADOLPHE
Les direct a Liberté «
entrepris une campagne de coloni-
sation par l: moyen d'articles trai.
tant des richesses du Manitoba et
démontrant le succès des nôtres
sur les bords de la Rivière Rouge
Pour seconder ces louables efforts.
ira d
Permettez-moi de vous parler d'ur
tit coin du Manitoba laissé dans
‘oubli; cependant c'est voisin de
la grande ville de Winnipeg. Je
veux parler de Saint-Adoïphe
me sur les bords de la Ri-
vière Rouge entre les grar he
rnins internatic Léar- dé
Sainte-Marie, la Saint
Adolphe est c
presqu'ex
clusivement de C'an
adiens francai
et de Métis. C'est surtout eur la
route Sainte-Marie que sont éta
blis le plus grand nombre des fa
milles eanadiennes-franeaise |
la paroisse. Les habita TT es
«ur des deux côtés du chem 1K
rappenent les rt
nos belles paroisses de lat
de Québec
C'est iei à Saint-Adolphe qu'en
1882 vient s'établir M. Phileas La
assé Lagassé naquit à Saint
EL P, Q. Comme plusieur
jeunes gens, M. Lagassé alla d'a
bord tenter fortune dans les w
américaines. C'est pendant &
jour à Nashua qu'il s desti
née à Mile Exilda Cha land
M. Elie Chamberland, ère de
Mme Lagassé, était alor établi
Saint-A lolphe Maigré les “lin
gages des ouvriers d'usines amé-
ricaines, M. Lagassé décid
faire un avenir plus sûr que celui
de simple journ: }
sant gur une Il vint donc
voir le Manitoba et résolut de s'4
tablir à côté de son beau-père
D n'avait pour
la somme de 60 piastres,
il acheta un lot à Saint-Adolphe et
commenca à cultiver un peu de
blé-d'Inde et à faire du jardinage
qu'il vendait à Winnipeg. Avec
les économies de son jardin il ache.
ta quelques vaches et fit le
merce de la crème, Le revenu de
sea vaches lui permit de cuitiver
sa terre en céréales.
étaient bonnes mais le prix dérisoi
re — le blé se vendait alors 40 à
50 sou, et le
Ce pend int M secondé
par une épouse intelligente et dé-
vouée, persévéra dans la culture
mixte, c'est-à-dire eultivait et gar-
1: de se
ilier, en s’établis-
terre
commencer qui
avec
com-
24
Les récoltes
reste à l'avenant.
Lagassé,
2 DE pq
Naissance
D'autres familles y sont venues et!
ont réussi. Our non ego
CR Marie-[Maire-Bernadette, enfant
ML l'abbé G. Vandamme nous aide M. robe. Parrain “© 128
donné jendi dernier une intéres. | line Lerehe ni M. Romuald
sante conférence sur la prospérité Rodier ; marraine, Mile Caire Ro-
lie rère et en r cle rien
de la Belgique avant la guerre et dier, frère € eur de M. Adrie
: a ‘uge de nai nee
les ravages barbares que les sol Rodie r, juge de paix de Campe
1 \ . : ville
dats allemands ont fait et font!"' 14 PAT
2... 104 Phys Exilée satisfaite.
eete somme de 2-20 2———
582 « IX eu
as DUNREA
?
Pendant » le la Qua-
c + at 1 sonate
simodo, le R. P Are hamba ilt La paroisse est dans la conster
pa nrôvhe s etrpaits à ti t Dion. dont les desseins
Saint. Adolvhe C'est une faveur !#0 t ador: es autant qu mnpereé
ravir son vé-
né curé, dans la
l'abbé Norbert
lenuis lot
BRUXELLES
igtem pe
pe LEE cepen dan t vou
Le Rév. M. Heynen, curé, a fait rge de sa paroiske
part, dimanche le 2 avril, lors d avec l'aide des dif-
d 4 "4 Ki< : » _» " ! 1
la messe, de la mort de son vénéri qu nrent lui
|nère, d ès el ’ ement forte. 1 lon! ins)
| à in âge avancé, au g le supi temoig tot
|
iDourg ni
M. le Curé s'’alitait
arr
exarte
ivée ici, le 11
naines de pé-
ment
ap ès son
- 1911
Se pt sel
ment sacerdotale la préparer à
dans la Jérusalem céles-
même où l'Eglise célè.
de Notre-Seigneur
dans la Ville Sainte.
dent désir de faire du bien, il avait
der nandé au ciel de vivre encore
4! | quelque temps pour par: achever le
d'à programme si chargé qu il s'était
{tracé à son arrivée ici, et surtout
La partie de cartes qui a eu 1
jeudi soit
Les prix ont é
Léon Cossette et
le
son entrée
Wild Rice,|, |
e 1€
chez ses frères [h
M L onu (°
, est en visite
ssette, de
jo ir
re l'entrée
Dans son ar-
Hie
se blesser
»]q 1e
alchance de
temps.
solidement l'oeuvre
l’école séparée
pour
Ieu pour
2 asseoir
a été un grand succès. |
ë de son du
laquelle il s’est
|dépensé sans compter son travail
| personnel, ses sacrifices
res dont
coeur,
24 unés * ‘
sas Sacré-Coeur
par M
Mine Nkeebone : |
prix r civeulétion par M. A.!
Mme Perles
CCR
pécuniai-
connaissait le
et faut-il le di-
atourelle et
Lat ireie ef Jui seul
nombre et le prix
» 4 te » r »\ T | . . ? . PE"
Mme E. ( rte À st parti® pour | (re? ses privations jusqu'à la ta-
une promenade à ÿ uint-Bonitnce ble! Dans amour débordant
oubie. | pour ces âmes délicates d'enfants,
#7 2-2 — il a voulu
| fluence
Î l’école
son
les soustraire à l’in-
malsaine et immorale de
Dieu; aussi le texte
suivant de la Sainte Ecriture vient
tout naturellement à la pensée:
Mme J.-B. décé-|‘*Ceux qui instruisent un grand
dée le 19 mars à Edmonton, après | nombre pour la justice brilleront
avoir subi une dangereuse opé
tion, à l’âge de 53 ans et 5 mois.
Femme de bien
de grande pitié,
famille,
MANKOTA, SASK.
sans
Descoteau est
ra-|comme des soleils l'éter-
pendant
|nité
envers tous et| M.
elle avait,
Oak
le Curé avait recu avec gran [==
de foi les derniers sacrements, le
20 mars dernier,
ainsi |
que sa habité Lake, des mains de son Nous trouvons de la place
dait tous ses animaux. Ce fut son | Manitoba, pendant 35 ans. vieil ami, M. l’abbé Dérome, que |Pour tous ces petits colons qui
salut dans les jours mauvais. Sur PRES Le OS PR REP notre vicaire s'était empressé d’al-[nous arrivent chaque mois, que
cette petite terre de 160 acres en- ler chercher à Oak Lake, à cette [nous saluons aveé joie, et nous
core boisée, M. Lagassé éleva une CAMPERVILLE intention. I s'était même fait pourrions encoré recevoir un bon
famille de onze enfants. Mainte- | donner l'indulgenee plénière à nombre de compatriotes de ia pro-
nant M. lagnssé possède et ense- Li ire à | l° article de la mort, parant ainsi vince de Québec, que nous invitons
mence 480 acres, élève encore des Outre les avantages de nous pro- | à toute éventualité. Le 27, il avait|à venir voir ces bonnes terres de
animaux, des vaches, — transporte leurer un eau potable et bonne au | le bonheur d'assister de sa cham- Saint-Eustache, qui donnent tant|
tous les jours à la ville la crème goûter, elle est une source de plai. | bre à la sainte messe que dirent de beau blé. |
qu'il retire du lait de ses 50 va-|Ksirs champêtres pour la petite co-|les abbés Prud’homme et Rous- D D
ches; conserver les veaux qu'il |
donne à ses enfants qui ont pris
des homestead près de Sainte.
Rose du Lac, et vend chaque année
près de 2,000 minots de blé tout en
conservant ee qui est
pour hiverner ses chevaux et ses
vaches.
Pour progresser davantage, M
Lagassé se propose cette année de
revenir inciennes amours en
eultivant de nouveau du blé d'In-
de pour nourrir ses vaches, et
par là vendre encore plus de erè-
me.
La persévérance et les avanta-
ges qu'offre Saint-Adolphe pour
Ja culture mixte a été le secret du
succès de M. Ph. Lagassé
Pendant les cinq dernières an-
nées, M. P. Lagussé a présidé, com-
me préfet, le conseil de la Munici-
palité Ritchot qui a grandement
amélioré Saint-Adolphe par ses
bons chemins.
Que ceux qui désirent faire de
Ja culture mixte et se faire un ave-
nir ne craignent point de venir au
Manitoba. Nombreuses sont les
chances de succès. La paroisse de
Saint-Adolphe avec ses nombreu-
ses terres vacantes et encore vier-
ges, les invite à venir
necessaire
à ses
essayer ici
de
Aucun Risque
sas
Nous faisons l'examen GRA-
TUIT de la vue et vendons nos
verres au plus bas prix Nous
ne vendrons point de verres si
votre vue ne le commande pas.
Nous ne vous vendrons pas
pour la simple satisfaction de
faire la vente,
Vous ne faites courir
aucun danger a vos yeux
en venant nous voir. Donnez-
nous à réparer vos vieux verres.
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Téléphone M, 5604
Pres du Bureau de Posts
SAINT-BONIFACE
sCRimrmert
lai Avec ur nnmunie!
émotion, M. le Curé a réco
re du défunt aux prières de X ans
e-C1 ASS t à 1A mes- fe
brée lundi le 2 avril|" ible es souffrances à la gorge et aux
par le curé éprouvé |intestins où la tubere ulose s'était
| jetée en * rire supportées avec
ane cri TRUE ine patience et une résignation
Li INWOOD [héroïques, eurent tôt fait de puri-
fier de plus en plus son âme vrai-
. RAR | rt ù-rde * À
lonie établie sur ses bords, par la | Seau, le premier le communiant
pêche abondante qu'elle nous don-| pour la dernière fois. Il avait fait
son mois de saint Joseph avec ure
piété et une confiance
Îles, et il nous quittait
monde
SAINTE-ANNE DES CHENES
ne chaque printemps.
C'est av toutes filia-
pour un
lendemain de
ec enthousiasme qu'on
voit hommes, jeunes
fants se lancer
gens et
en-|
nu-jambes à la!
Cercle Agricole
S11
meilleur le
Une
poursuite du poisson trop nom-|te mois. L y ù Sa ÿ D. dat À éd 4 » ji
breux pour se frayer un passage | La levée du NÉ Eut, faite la nee Le Herr ea te FA
sauf et se garer du petit bâton, | velile au sc r'vIce rpgs presence de À se. s 4 4 |
seul instrument de pêche dont on | 1e paroisse Une fois arrivés à l'€- ‘. 2 : Liste |
se sert jiei, On a 1, sprès une heu- | 15€, les prêtres réeitèrent l'office ++ SON y \ " é vd
re de cette poursuite, les pêcheurs | Puis le chapelet, et la nuit durant ES assemblée ,et M.4J.-A. Larne |
revenir avec dix ou quinze sacs de| un grand nombre de personnes \L pr FAT FA
be aux poissons pesant 5 et 6, jus- | vinrent rendre leurs derniers hom- sane donna d'abord di on |
qu'à 8 livres. | mages à leur bon curé. explications sur _les différentes
Le sol, dans cette partie, est | Le service fut chanté PAF Mer PORTES = ka de f es sed
d’une fertilité prodigieuse. Le der- | Dugas, P.A., assisté des abbés|un cercle agricole, On fit, ensuite
l'élection des membres-du Conseil
ce cercle, qui
était
pieuses et de
L'église
personnes
Heynen et Comte,
nier été a vu des colons de premiè. ‘
remplie de
portera le nom
re année sur un terrain préparé hä- |
vement et sans soins, récolter | énues. M. le euré Rousseau, ami Sai x, da Ag ricuiture del
: je eyi. : [de coeur du regretté dé ainte-Anne
ds légumes et des pruneurs qui |A coeur du regretté défunt, tou v ai ln nlaulènt da +4 CPE
auraient fait envie à bien des ma- |°ha vivement les paroissiens dans}. Y01C1 16 résultat di Ed
raîchers de vieille école un bel élege de la Aignité sacerdo- "+ FF LE 1 |
De magnifiques lots sont encore {tale qu’il appliqua à M. le Curé Président : M. Eugène Désautels
magnifiques sont ent
| 'ice-vrésident : Ravmond
à prendre le long de cette rivière | Bellavance, et versa sur les coeurs \ 1Ce-p1 IUCIE M Va y HONG
distante de quatre milles seule. |Meurtris des paroissiens le baume Magnan. pr e
ment de notre magn fique. église [des consolations dont seule notre secrétaire-trésorie M. J.-A.
Ê | Eglise : cachet Larue.
qui peut figurer avee honneur par- Eglise a le cachet
'oute 1 rOisse se Directeurs: MM. J.-M. Bohé.
mi les plus beaux te mples de cette | Tout la paroisse accompagn Er L'UR SD FE"
province. ensuite son curé à la gare et lui pe É "Dé en ge , LS
‘ouva ainsi sa fidélité et son at-Itels, L. Désautels, E. Dugnay, J.
Qu'on ne prenne done pas le|P'OUVa ainsi Sa fidélité ren Hupé, sr. F. Jodoin, E ns
shemin de Ca: ile s |tachement jusqu'à la fin. ipé, sr., Jodoin, E. Parent,
chemin de amperville sans être x S. Prairie et L. Tougas
è é | D. t 2 À OULAr
d'avance décidé de venir visiter ,
2 — Notre cerele agricole est
fondé. Bravo!
done
les colons de la Rivière aux Ca- Mn ONE scfhiitone
nards,
qui ont toujours à leur SAINT-EUSTACHE longue vie et prospérité,
foyer une place prête pour le nou- ms . + »
veau colon, | |
On nous annonce pour bientôt| Mlle Flavie Lachance est en val "US apprenons avee plaisir
l'érection d'une magnifique statue
»à que notre jeune ami, Ai né Hél vert,
canves de Pâques chez ses parents,
du Sacré-C oeur.
Espé ons qu'en |M. et Mme Arthur Lachance. vos | ee Rte 7 s ge P. s 4
cette occasion notre digne supé-| . + ee ie N Y porno Per ue»
rieur, le R. P. Léonard, qui M Harväi pa ag x Y., est pit mare sé
toujours tout à tous, remplira passer le sn ea Classes, 1e m0 de mars
l’humble mais anxieux désir de père, le ser ©» ‘4 +
quelques colons, de voir s'établir | ; Voilà une je
est Marsolais est venu
jour de Pâques chez son
Dr Marsolais, et est re-
; “une homme qui fait
le lendemain au collège.
tourné
l'une manière générale la dévo-. | 2 Se honneur à sa paroisse natale. Nos
tions aux premiers vendredis, félicitations.
: Baptèmes
vuisque le Sacré-Coeur, en ces P . « +
temps si dur, doit être le centre de! Marie-('atherine, née le 5 février
gravité vers lequel doivent tendre |‘ de Alfred Lyneh et de Lezzie Ala-|la
toutes nos aspirations et tous nos |rie. Parrain, John Lynch; marrai-
Nous avons le regret d'annoncer
mort de Georgiana Vandal,
épouse de Alphonse Bérard. L'in-
besoins. ne, Sarah Lyneh. humation a eu lieu le jeudi saint
| Marie-Alice-Armande, née le 20}dans l'après-midi. Les porteurs
mars, de Uldérie Lavoie et de Blan-| étaient: MM. J. Dufort, R. Finni.
Une huile qui ne contient pas|che Lacroix. Parrain, Adélard La-
d'alcool. — Beauconp d'hriles et | voie ; marraine, Anna Lamontagne.
de remèdes sont à base d'’alcool Hélène-Louise- Rebecca, née le
Un judicieux mélange de six huïles 20 mars, de FrançoisXavier Me-
essentielles a donné la fameuse |! Dougald et de Rose-Hélène Brem-
gan, J. Hupé, A. Lacoste, A. Nol.
let, R. Proulx. Le service a été
chanté lundi dernier.
Nous offrons nos meilleures sym-
pathies à la famille éplorée
Huile Electrique du docteur Tho-|ner. Parrain, Joseph Bremner PTE
mas. On n’y a point ajouté d'ai- | marraine, Julie Dumas Avez-vous lu l’ le sut In
coo!, de sorte que ses effets sont} Camille-Philéas, cubation Naturelle ’’, fait par un
né
Alarie et
Parrain, Arthur Pate.
Anna Aa
durables. Aucune huile médecina-| de Elzéar
le ne vaut eette huile eomme pré-|Bremner
ventif et calmant de la douleur, Inaude :
Aviculteur’’ de Sainte-Anne, pa-
ge agricole, dernier numéro de 1£
Liberté? Sinon, tächez de le tron-
rie.
marraine,
ine Albert Harrison,
quand ils se
Complets
ire
à ceintil
Spécial
Jolis complets,
Tous les modèles.
fantaisie. 34 à 44.
ou à plis. Ceinture
Complets pour
24 à 55.
ver... et de le lire. Il y a là nom-
bre de bons conseils à lire et à mé-
diter d’abord, et à suivre ensuite.
Vous surtout, écoliers et écoliè.
res, qui bientôt mettrez couver vos
poules dont les poussins remporte-
va: de beaux prix à l'exposition
le l'automne prochain, ne man-
quez pas de lire et de relire cet ar-
tiele, Conservez-le même pour pou-
voir le consulte r au besoin, Savez-
vous qui l’a écrit, cet article?
X.
D
LAURIER
Le 30 avril dernier, M. le Lt-
Colonel Bernier et sa suite étaient
le passage à Ja pension Grignard
Il est rumeur que plusieurs de nos
jeunes gens doivent entrer dans le
service national.
LI “ LL
Mardi le 3 avril dernier, nous
avions le plaisir d’avoir parmi
nous notre nouvel inspecteur, M.
Watson, venu pour décorer le jeu-
champion en
épellation anglaise, Cette belle
médaille en NE fut donnée par
M. Abraham, de Sainte-Rose du
Lac
L2 L L]
Les exercices de la semaine sain-
te furent suivis par une grande
foule. Tous ont répondu aux désirs
de notre digne curé qui n’a rien
épargné pour donner à ces fêtes
religieuses toute la ponipe possi-
ble. Un beau reposoir abritant Jé-
sus Hostie invitait les nombreux
assistants à venir y déverser le
trop plein de leur coeur. Les heu-
res d’adoration ont été faites avec
ordre et par beaucoup d'’adora-
teurs, même durant la nuit. Nous
y avons remarqué beaucoup d’hom-
mes. Dieu récompensera notre zèle
en répandant sur notre paroisses
ses grandes bénédictions,.
. se
Les demoiselles Trottier, ensei-
gnant à Rivière Tortue, Cham-
plain et De Lamenais, sont au mi-
lieu de leur famille, MM. Des Fo-
rêts, Bourque, Grobb, Watson et
Burrelle étaient ici durant la se-
maine.
a
SAINTE-AMELIE
Nécrologie
Samedi le 31 mars, Mme Ephrem
Therrien, une des plus anciennes
citoyennes de Sainte-Amélie, ° s'é-
teignait dans le Seigneur. Elle lais-
se pour pleurer sa perte son époux,
M. "Ephrez n Therrien, et treize en-
fants, dont huit garcons et cinq
filles.
Mme Therrien était âgée de 70
Voici quelques bonnes occasions :
s d'homme
à :
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$18.00 à 420,00
eset je
s grandeurs. Rég
Toutes li
2à Sans
garconnets plus âgés. Uni
‘‘Le Magasin Bleu’’
WINNIPEG
Vis-à-vis l’ancien Bureau de Poste
ans. Les funérailles ont eu lieu Dimanche dernier, M.
mardi le 3 avril Les porteurs|teur est allé rendre visite à M.
étaient MM. Alex MeDougall, M.|Cayer. Il và sans dire que n
nous sommes bien amusés.
L] LA L1
Roche, Geo. Archambault, F. Sou-
ey, Nap. Gagnon et E. Gagnon.
Mme Therrien était membre de M. Vinet doit aller passer |
la société des Dames de Suinte-|sur sa ferme avec sa famille.
Anne, et les dames dont les noms OUR
suivent lui firent une garde d’hon- I! nous fait plaisir d’appren
À avril 19177
dcr
us
"été
lre
én-
heur: Mmes A. MebDougall, A.lque Paul Verrier se prépare à
Dauphinais, Alf. Archambault et|trer au collège séraphique des
E. Gagnon. res Capueins, à Ottawa, Paul veut
IH y a eu grande assistance à {suivre l’exemple de son frère H
l'enterrement. On remarquait lafri. Courage, Pawl, vous choisis
majeure partie de paroissiens et|la meilleure parf qui ne vous sera
plusieurs personnes de Sainte-Ro-| point enlevée
i , 1] ‘ _ LJ 8
se, ce qui prouve que celle qui
nous a quittés était très estimée| M. Victor Brun est retenu à
dans la paroisse.
Nous drone à la famille affli-
gée nos plus sincères condoléances,
g
Paulus.
VASSAR
sera bientôt rétabli
1 A LA
rons qu'il
sar ferme le 5 au soir
cances de Pâques et ouvrira le
k Appliqué sur un un cor ou
M. Albert Lambert nous a quit- UT “ TA
maison par la maladie, Nous es]
pour les *
pé
L'école du Sacré'oeur de V:
ine
d abs verrue, le Holloway”s Corn Cure
té pour aller demeurer à Sainte- frappe à la racine et l’excroissan-
Agathe; Mlle Alma Boutin aussi. ce tombe sans blesser la peau
+ *
ile us .
ROSES du JAPO
M. Brouillet doit partir dans 2
semaines pour demeurer sur sa
terre, à trois milles du village
L L2 LL
La Merveillle du
N
Monde,
F EE A its À + à à la Rose du Jupon, fleurit
h La semaine de rnière, ii y à eu touts Ponnés PONTS?
à South Junetion une assemblée six mois après la mise en
: . « . , ante sera er eine o-
de paroisse pour savoir à quoi s’en Polom Coll HUUTUE us
tenir à propos de la nouvelle cha- sembler possible, mais
N PP ‘ EE , DOUS garantissons am'ii
pelle à bâtir. M. le Curé était pré. en ent ninsi, Elle fleurira
sent, ainsi que les messieurs Beau- mr TT er
dry. trois ans, ces poses forme
. . ront une gerbe de ronex
n em _ contenant chacune 560
1,000 roses, Ces roses sont de trois ©
0 à
ou
Ces
1 À
qui
Dimanche prochain, le 15, nous|leurs: blanches, roses et rouges.
- à PF, 21 : l | roses viendront bien à l'intérieur ot
aurons la bénédiction solennelle | jéxtérieur Nous garantissons
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Canada est le fils Fran. | vrières fr ses eat vis er ssait moins actif que chez nous très accommodantes | ame
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por | | Bessette marqués que l’on sait dans la sec-
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Le Crucifix : duo, Faure. — MM.
ibres les
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Cet ennui existe
nos
pour
contrib
amene
solder
O Canada, Lavallée, — La Cho-
I y aura une assemblée importante du Cercle Paroissial
Saint-Boniface de l'Association d'Education, dimanche le 6
mai prochain, à 1 heure 30 p.m., à l'hôtel de ville.
Certaines personnes ayant exprimé le désir, — très légi-
time d'ailleurs, — d'être mises un peu plus au courant des
faits et gestes de l'Association, cette réunion aura pour but de
les éclairer dans la mesure du possible.
Les portes seront ouvertes à 1 heure 15 précises afin
d'éviter :rd et tout encombrement.
Venez tous sans faute.
ut vet
ue Or
PE TL
qu'il faut exercer sur certains de
r à
ition au elub.
et pour le per.
ee rale. cepteur et pour celui de qui or
È vercoit, Un bon moven d'éviter
| Baptèmes pa malentendus Pr A ‘@
LD a Nanoléon-Germain, né le|de se faire une règle de toujours
p j ( [payer ln iblement d'avance et
| 1 l Nan u plus terme possible, pour
| | pe” Hoe.|ne pa squer de vi fréquence
( Mn Lo le la petit dette amener les mé-
Mme H. Loi.| mes désagrément
RER TE CPR EEE
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| | Gareau CHERCHE-T-ON A ENROLER
[) Part LES PRETRES?
| lretlé (
| La Vérité)
| ù Sous le titre: ‘Un autre im-
| Souffrait de maux inexprima. | pai l'Action Catholique publie,
bles “Je souf mation ral Rage # eg LT
itestins causait des|i..:,.,: ”
b X XD! À (L n'avais abs un + A PRET
plus d'appétit, j( assis mes nuits ( hd 2: pres de rs LL
sans sommeil, et je re pouvais fai- de l'Ouest, titulaire d'une charge
DR US Lou 9 *? à pp A 1 ,|importante, avait re npli sa carte
D à Ciiueti % A ns s id. "in du Service National aussitôt qu'on
‘Mais’”, contin t-elle, ‘‘je re. à eut r inise Ces JO LS derniers,
| h te X ear tous lil # reçu de l’au ds nilits un
? lis rent aprè * Y re
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N ro du Dr Pierre, le. vieux |"°79n8 Pas quelles raisons vous
NÉ DRE ST sé à Je | Pouvez avoir pour ne pas vous en-
} dé } latement
6. | T FA 4 la æ ‘Le jeune abbé crut d'abord à
1 n d & es 1 Lou 4 une erreur’
REP } à Dr Peterl'ais ayant rencontré, deux jours
| pr p | Sons Co. Chicag is tard, 1e comm ndant du dis-
| 11 À taire auquel 1 appartient,
Les ri lu Dr Pierre sont |” Ts dit que lorsqu il 4
rés au { la, libres de tous | 4Y41t a inistres d enrôlé, 2,78
Vait pas ce qui pourrait 1 empé-
c her d'en faire autant.’
- - | Et le journal d'ajouter en com-
A SOUS-LOUER | MENLAIT(
‘Le premier usage que l’on de-
I p l'ü exceiien i-|vait faire des cartes du Service
centratt P« LS ter-} National, il nous semble, aurait
es et conditions, applirat "1 là ètre de distribuer judicieuse-
Boite Postale 1896, Mie ment la main-d'oeuvre par tout le
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Chansons en vogue, Vendredi, é pour
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pays, afin d'en tirer le meileur
rendement,
‘Nous comprenons qu’on
pas encore eu le temps de faire!
beaucoup; mais la chose étonnan-
te et décourageante, c’est que si
on n'a pas encore trouvé le moyen
de tirer quoi que ce soit de prati-
que de cette entreprise, on a déjà
trouvé celui de commettre ou de
laisser commettre des impairs.
‘‘ Par contre on laisse passer des |
occasions de montrer que ces car-
tes ne sont pas un piège, et qu’on!
ne veut pas leur donner une si-
gnification que leur rédaction ne
comporte pas.
‘Nous insistons de nouveau au-
près du gouvernement pour qu'il
prenne, et sans tarder, les mesu-
res capables de mettre fin à ces
écarts de ce genre, s'il ne veut pas
multiplier les germes de défiance
qui paralyserait son action.
‘*Il sait comme nous, et mieux
que nous, les besoins du pays,
puisque c’est lui qui a fait publier
n’a
dans 7,000 journaux américains
des annonces demandant des ou-
vriers de ferme,
‘#11 sait aussi comme nous, et
mieux que nous, comme les récol-
tes, très mauvaises dans les pays
comme l'Argentine, ou l’Angleter-
re s'approvisionnait largement
jusqu'ici, obligera cette dernière à
compter surtout sur nous.
‘#Il doit savoir comme nous, et
mieux que nous, que si la Grande-
Bretagne ne peut trouver ici ce
qu'elle trouvait jadis ailleurs, elle
et ses alliés seront aceulés bien-
tôt, et avant les empires du centre,
à une famine qui les forcera à dé-
poser les armes.’
Qu'est-ce que la gazette bleue
de Québec a à ajouter à cela?
0 42 ——
L'ACTION FRANCAISE
Un numéro documentaire
L'Action française le mars nous
apporte une série de documents
très importants et qui donnent à
|de entier;
cette livraison un intérêt de
mier ordre.
D'abord, un article très étoffé
de M. le sénateur Landry sur ‘‘la
représentation française au Sé-
nat’”, avec des chiffres que chaeun
voudra connaître et consulter;
puis, une étude de M. J.-L. Vital
Mallette sur les timbres-poste bi-
lingues qui couvre presque le mon-
enfin, une lettre inédite
de Son Eminence le cardinal Gas-
parri sur le fameux article de Mgr
’âquet, ‘Benoît XV et nos ques-
tions de langue’', avec le texte
même de cet article,
La livraison contient, en outre,
les articles de M. Louis Dupire sur
le français et le tramway, de Pier-
re Homier: A travers la vie cou-
rante, et des notes variées,
En avril, l'Action française
publiera un article du Père Lalan-
de, La revanche des berceaux, une
enquête sur le français dans l’épi-
cerie ct plusieurs autres pièces in-
téressantes.
L'abonnement à l'Action fran-
çaise est d’une piastre par année
Faire les remises au Secrétariat
de la Ligue des Droits du français,
92, Immeuble Dandurand, Mont-
réal.
pre-
02 ———
MISE AU POINT
M. l'abbé Jacques Bertrand, vi-
caire de Dunrea, servait de sous-
diacre d'office aux funérailles du
regretté M. l’abhé Bellavance. Il
se trouvait à représenter la parois-
se de Dunrea et l’archidiocèse de
Winnipeg.
A ———
SYMPATHIES
À une assemblée du Cercle lo-
cal de l'Association d'Education,
tenue dimanche dernier, il est pro-
posé par M. Télesphore Paradis,
secondé par M. Arthur Parent, que
la résolution suivante soit adoptée :
à poupe pra 1e
LE VOTE DES FEMMES
‘Que les officiers du Cerele lo
cal, parlant au nom de l'élément
canadien-françcais de la paroisse, Que pense Sa Grandeur Monsei-
sont douloureusement éprouvés|gneur Eéliveau du vote des fem-
par la per rte de M, le curé Bella-| mes?
ance, l’un de leurs membres jes Si vous voulez le savoir, venez
|
|
plus actifs et les plus dévoués à
la cause française, et qu'en signe
de reconnaissance envers le regret-
té M. le Curé ils offrent leurs plus
vives sympathies aux membres de
sa famille,
‘Que copie de la présente soit
envoyée pour publication au jour-
nal la Liberté, ainsi qu’à la famille
Adopté.
l'entendre traiter cette question
dimanche soir, à l'Académie Pro-
vencher, sous les auspices de l'U-
nion Canadienne,
L'entrée est gratuite, La con-
férence commencera à huit heures
navet
du défunt.’
DEMANDEE IMMEDIA-
TEMENT
Jeune sténographe sachant l'an-
glais et le français, Doit être capa-
ble de faire ellemême la corres-
pondance française. S’adresser à
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C'est le 18 avril prochain que la
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g donnera un concert-bou-
pe ns la salle de l’école du
Sacré-Coeur. Qu'on rende en
foule, I1 y aura du PAR Ce con-
cert est organisé par des ‘'‘Ca-
nayens'’. C'est dire qu'on.ne s'y
ennuiera pas.
La maison Dual et Vére « an-
nonce aux lecteurs de la Liberté
qu'elle a ouvert un atelier de
plomberie et de chauffage au No
538, Edifice Dubue, Saint-Boni-
face, Ouvrage garanti. Estimations
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465 rue Langevin, |leures terres encore libres aux
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